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Goodwood : des voitures et du champagne

Goodwood : des voitures et du champagne

Ignition…  Toussotements puis cri rageur sorti de la ligne d’échappement en inox, vroom, c’est parti !

Les bagages en cuir souple ont pris place dans les coffres aux dimensions d’une boite de couture, les passagères ont troqué leurs iPhones pour la lecture d’un carnet de route et de cartes Michelin, les mains engourdies par le froid matinal ont trouvé refuge dans des gants de conduite en pécari…

L’heure est matinale mais il est temps de quitter l’Hôtel du Marc, splendide navire amiral de la Maison Veuve Clicquot à Reims à la décoration contemporaine signée Bruno Moinard. La journée s’annonce belle, intense et longue… car elle vise à rallier l’Angleterre par chemins détournés et routes sinueuses.

On file vers l’Aisne non sans omettre d’aller saluer les tribunes de l’ex-circuit de Reims-Gueux qui ont retrouvé leurs belles couleurs et témoignent des luttes menées par les plus grands pilotes pour remporter ce Grand Prix prestigieux. L’Aisne, d’ordinaire méconnue, se révèle sublime et porte encore les stigmates des combats de la première guerre mondiale.

Une première pause à Coucy-le-Château-Auffrique laisse découvrir un vestige de ruines des plus impressionnants avant d’aller se restaurer près d’Amiens à l’Aubergade. L’Aubergade où le charme un rien désuet d’une bonne table de province matinée de modernité dont la spécialité, le chou farci au foie gras, se révélera bien plus subtil que ce que son intitulé pourrait laisser penser. Le café avalé, les autos empruntent les départementales entourées de verdure vers Dieppe où le ferry les accueillera aux côtés de nombreuses autos superbes.

Car oui, cette traversée du Channel devenu pèlerinage annuel pour des centaines d’autos venues des quatre coins de l’Europe n’a qu’un objet, rejoindre le sanctuaire de la compétition et des élégances, les vertes prairies de Goodwood.

Prairies vallonnées au sein desquelles Lord March a su en son royaume ressusciter un circuit, un terrain d’aviation, un champ de courses… et un week-end par an – celui du Revival en septembre – transformer l’endroit en un rendez-vous mêlant compétition entre autos de légende pré-1966, plus de 100.000 spectateurs sur leur trente-et-un, version Mad Men ou bandits de grands chemins, un parking envahi d’automobiles extraordinaires et des démonstrations d’avions histoire de remplir le ciel… Naturellement on sait vivre au Revival, alors entre deux courses, on va chez le barbier, s’acheter un chapeau ou des bottes de conduite en cuir, boire du champagne, danser ou déguster un burger bio issu des élevages du domaine… sans omettre le détour chez Tesco qui ressuscite là un véritable supermarché d’époque.

Inutile de dire que ce week-end pas comme les autres passe un peu trop vite, à l’instar de certains pilotes qui, la rage entre les dents, font des écarts durement sanctionnés lors des courses toujours très mouvementées, et qu’à l’heure de reprendre le ferry direction la France, on a comme une pointe de nostalgie et une vive envie de retourner chez nos amis anglais !

 

Henry Duanyard
(Photographies Lucile Pillet et Rémi Dargegen)

 

Run annuel co-organisé par Veuve Clicquot, fidèle partenaire des courses de Goodwood et la société ProFirst organisatrice d’évènements dédiés au luxe et art de vivre.

 

 

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