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Kader Nouni : arbitrage chic

Kader Nouni : arbitrage chic

Son physique quelque part entre Lenny Kravitz et Lionel Richie et sa voix de baryton reconnaissable parmi tout le gratin du tennis mondial font de Kader Nouni l’arbitre le plus (re)connu du circuit. Du haut de sa chaise, le perpignanais est idéalement perché pour observer les styles et humer l’atmosphère des tournois. Alors qu’il revient tout juste du masters féminin de Singapour qui s’est déroulé 20 au 26 octobre entre les huit premières joueuses mondiales, nous avons rencontré ce badge d’or (plus haute distinction de l’arbitrage international) qui ne se déplace jamais sans toutes ses chemises.

 

Quel regard portez-vous sur l’évolution des styles des joueurs des circuits féminin (WTA) et masculin (ATP) ?

Kader Nouni : Il est délicat pour moi de m’exprimer sur un tel sujet. Mais disons que je ne regrette pas particulièrement l’époque des shorts très courts et moulants que portaient certains joueurs… Aujourd’hui, les matières sont plus agréables et surtout, les coupes sont plus jolies. Et même si je suis plutôt un adepte de la sobriété et que le fluo n’est pas ma tasse de thé, l’époque du « tous en blanc » ne ma manque pas particulièrement. Chez les filles, cela a également beaucoup évolué : certaines joueuses attachent véritablement un soin particulier à être très élégantes sur le court. Le slogan de la WTA (« Strong Is Beautiful », NDLR) démontre d’ailleurs que le style fait définitivement partie de notre sport.

 

Et concernant votre corporation ?

(Il sourit). C’est variable… Sincèrement, la plupart du temps, les arbitres ne sont pas vraiment mis en valeur. Pour moi qui adore la mode, ce n’est pas toujours facile. Je regrette par exemple l’époque Hugo Boss durant les rencontres de Coupe Davis : jamais une retouche à faire, tout était parfait. Cela reste tout de même très correct pour cette compétition car nous sommes toujours en costume. Mais pour certains tournois…

 

…Vous n’êtes pas toujours à l’aise, c’est cela ?

En effet. Certaines coupes peuvent être assez « compliquées » à assumer pour celui qui ne considère pas qu’il faut porter des vêtements amples, un peu à l’américaine, pour avoir de l’allure…

 

Il existe tout de même certaines certaines tenues qui vous comblent, ou des dotations que vous appréciez particulièrement ?

Evidemment ! J’aime par exemple certains tournois en salle où, à l’instar de la Coupe Davis, le costume est de mise. Cela est par exemple le cas lors du Master féminin de Suttgart, en fin de saison. Lacoste Live signe également des collections intéressantes que nous arborons à Roland-Garros. Et Wimbledon représente quelque chose de particulier : être vêtu à la mode « so british » et ainsi s’imprégner de la tradition d’un tournoi si atypique pendant deux semaines, cela reste une expérience unique. Elle l’est encore plus quand on sait que pour la majeure partie des compétitions estampillées ATP ou WTA, notre tenue est la même durant toute l’année…

 

Une fois hors des courts, comment comblez-vous ce manque de variété ?

Que je parte pour une ou trois semaines, ma valise, que je prends toujours un temps fou à préparer, est toujours aussi imposante. J’aime avoir le choix, en fonction du temps, de mon humeur, du programme d’une journée ou d’une soirée… Il m’est impossible de porter la même chemise plus d’une fois en une semaine.

 

Vous citiez Wimblebon comme référence vestimentaire pour le corps arbitral. Vu des tribunes, le tournoi anglais est-il également le plus chic de la saison ?

Absolument. Les spectateurs que l’on croise dans les travées de « Wim », en plus d’être des exemples de patience et de courtoisie, sont certainement les plus classes. Costumes pour les hommes, jupes ou robes très élégantes pour les dames : tout le monde se met au diapason des joueurs qui arborent aux aussi des tenues très distinguées pour l’occasion. A Monte-Carlo – un site qui est complètement fou lorsque le temps est de la partie – le ton monte aussi d’un cran.

 

Kader Nouni en quelques repères
  • Naissance le 23 février 1976
  • Débute l’arbitrage à l’âge de 12 ans
  • Premier Roland-Garros à 16 ans en tant que juge de ligne
  • Badge d’or obtenu il y a 7 ans
  • Officie majoritairement sur le circuit féminin (WTA), et régulièrement désigné pour des matchs hommes durant les tournois du Grand Chelem masculin
  • Les plus grands souvenirs de sa carrière (pour l’instant) : « ma première finale dames à Roland-Garros en 2007 ainsi que celles de 2013 et 2014, puis les demi-finales hommes (toujours sur la terre battue parisienne, NDLR) en 2009, 2010 et 2011 ».

 

Propos recueillis par Damien Guillou

 

 

Remerciements : Fédération Française de Tennis
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