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Jaguar E-Type : bonjour, vitesse !

Jaguar E-Type : bonjour, vitesse !

240 km/h, quatre roues indépendantes munies de freins à disques, un ensemble technique hérité de la compétition et une ligne à tomber : Jaguar avait frappé très fort en présentant la Type E en 1961. Enfant surdouée, elle se permettait l’audace d’être vendue deux fois moins chère qu’une Aston Martin DB4 ou qu’une Ferrari 250 !

Lorsque vous êtes face à une Type E, c’est bien sûr son allure qui vous saisit. Pourtant tout en rondeurs, on ne fait pas plus agressif, avec ses hanches rebondies comme les cuisses d’un félin musclé allant se projeter sur l’asphalte. Le capot sans fin est percé de louvres, laissant supposer un dégagement de calories propice aux sensations fortes…

Let’s go ! La porte est ridiculement étroite, vous êtes assis particulièrement bas, et la vue sur ce capot sans fin est un ravissement. Le six cylindres en ligne ne fait rien pour cacher ses origines sportives, avec un grommellement sourd et une forte résonance. La pédale d’accélérateur est étonnamment dure. C’est apprécié, vu la puissance disponible de 1000 à 5500 tours !

Surprise, cette Jag (ou Djaaaaag, en bon Anglais) est très facile à prendre en main : souplesse merveilleuse, direction douce, gabarit plus compact qu’il ne laissait supposer. L’échappement Inox n’a cependant pas manqué de me rappeler que je conduisais une auto de plus de 250 chevaux… Quel bruit et quelles vibrations à l’accélération!

A mon sens, nous sommes assez proches du sans faute. Certes, les freins étaient assez décriés à l’époque, la boite Moss est rétive. Certes, il manque peut-être un overdrive. Mais eu égard à toutes ses qualités intrinsèques et extrinsèques, cette Jaguar est tout simplement l’une des meilleurs voitures du monde. Une sorte de Graal pourtant pas hors de prix.…

 

Adrien Malbosc

 

    Données chiffrées    
  • Six cylindres en ligne 3.8L, 265HP, environ 240km/h
  • Cylindrée majorée en 1965 (passage en 4.2L)
  • Motorisation V12 en 1971
  • Trois types de carrosseries : coupé, coupé 2+2 et découvrable
  • Cote actuelle : environ entre 30.000 et 80.000€

 

    Le saviez-vous ?    

  • Produite à 70.000 exemplaires de 1961 à 1975, la Type E est un des plus grands succès de Jaguar, avec la berline XJ.
  • Le « daily telegraph » a élu la Type E « voiture la plus belle du monde » en mars 2008.
  • Les quatre freins à disques ainsi que le moteur de la Type E (le fameux bloc XK, qui équipera les berlines jusqu’aux années 80) sont directement issus de la compétition.
  • Les tous premiers exemplaires étaient nantis d’un carénage sous la mécanique pour canaliser les flux d’airs et gagner quelques km/H. Rapidement abandonné pour des raisons de coût, ce dispositif est aujourd’hui très recherché sur les premiers exemplaires…
  • Parmi les détails qui peuvent faire sourire, notons la porte du coffre articulée sur le côté, ainsi que les trois essuie-glaces.
  • La Type E sait également être familiale : si le coupé originel est un strict deux places, une version « 2+2″ fut ajoutée au catalogue en 1966. Rançon de cette praticité, l’auto est notoirement plus haute, plus longue, plus lourde… et même disponible en boite automatique ! Le début de la fin, pour les puristes…
  • Il n’est pas évident de succéder à une légende ! La Type E fera longtemps beaucoup d’ombre à sa remplaçante, la XJS.
  • « The Motor » affirma que la Type E était l’auto la plus rapide qu’ils aient testé à l’époque : « la facilité déconcertante avec laquelle elle atteint 160km/h en moins de 400 mètres ne cesse de nous surprendre »

 

 

 

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