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Jamie Cullum : le retour de l'enfant terrible du jazz

Jamie Cullum : le retour de l’enfant terrible du jazz

Un jour de juillet 2006 à Juan Les Pins. 18 heures. Le soleil écrase la pinède de la station balnéaire. Une chaleur moite envahit le lieu pendant que dans les pins maritimes les stridulations des cigales jouent les métronomes. Derrière la scène, une table, trois micros. A deux heures de la première partie d’une soirée du festival Jazz à Juan, on s’apprête, avec Sébastien Vidal, directeur de l’antenne et des programmes de la radio TSF Jazz, à recevoir un jeune homme de 27 ans. Un Britannique qui depuis trois ans bouscule le milieu du jazz. Un garçon bondissant déjà décrit comme un Franck Sinatra en baskets. Il s’appelle Jamie Cullum et a quatre albums derrière lui dont une reprise de Rihanna, « Don’t stop the music », devenue un hit.

Jamie Cullum débarque alors au micro. Cet être d’un charisme fou entame une interview rythmée par les rires et les verres de rosé. Dans l’excitation d’offrir son premier show dans un festival de jazz mythique, il annonce : « Bain de minuit après le concert. Rejoignez moi ». Un concert pour un jazz modernisé. Un vent de fraîcheur sur un genre qui parfois aurait tendance à s’ankyloser… Les ballades s’enchaînent avec des titres diaboliquement énergiques. Jamie Cullum saute, trépigne devant le piano, monte dessus, fait trembler la pinède. A minuit, promesse tenue, le voilà plongeant dans une mer d’huile, suivi d’une horde de fans… Certaines d’entre elles n’ont pas retrouvé leurs vêtements après ce bain improvisé, mais c’est une autre histoire.

Depuis, Jamie Cullum est revenu à la pinède, avec la même générosité sur scène qu’en coulisses. Il a séduit le public français, a posé sa voix sur TSF Jazz pour une émission hebdomadaire produite par la BBC, chanté avec les plus grandes stars internationales et enregistré deux autres albums. La pop lui a tendu les bras. Il lui a cédé sans oublier les fondamentaux du jazz. Qu’importe s’il déstabilise les puristes, le public le suit.

Dans sa vie, la paternité est passée par là. Jamie Cullum a grandi en conservant la même énergie avant ce retour dans les bacs, le 6 octobre dernier. L’enfant terrible du jazz porte toujours les mêmes baskets, le même costume cintré pour « Interlude », nom de cet opus. Détour par un dictionnaire pour s’apercevoir qu’un interlude est un divertissement dramatique, musical ou filmé, inséré dans un spectacle ou une émission télévisée. C’est en réalité un interlude de luxe pour Jamie Cullum qui invite Laura Mvula et Grégory Porter pour deux duos envoûtants. Et douze titres déjà interprétés par des géants, de Billie Holiday à Franck Sinatra. Du blues, un air de soul, quelques notes de free et une pluralité jazzistique dont Jamie Cullum est l’héritier et désormais le symbole.

 

Eva Roque

 

jamie média

Interlude par Jamie Cullum
Island,  Universal
16,99 €
Les cinq duos à écouter tout de suite :

Et :
– Avec Laura Mvula
– Avec Hugh Laurie
– Avec Katie Mélua 
– Avec Norah Jones 
 

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