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LA PARFUMERIE MODERNE

LA PARFUMERIE MODERNE

La Parfumerie Moderne, maison récente, associe dans chacun de ses trois jus l’image d’une forte personnalité et d’un hôtel mythique. La genèse du projet, teintée de nostalgie, est digne d’une obsession de Grand Duc…

Quand Philippe Neirinck déroule son histoire, il est difficile de rappeler à l’ordre les travellings en noir et blanc qui surgissent, le bruits des pas étouffés et la silhouette de l’enfant qu’il était au milieu des années 1960. De sa voix grave, il raconte. Ses vacances au Touquet, non loin de l’Hôtel Royal-Picardy, monstre majestueux de 500 chambres sur neuf étages, estropié par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Fantôme promis à la destruction (il sera rasé en 1968), le Royal-Picardy est fermé au public. Et pourtant…

Hôtel fantôme

Philippe a pris l’habitude de s’y introduire et d’errer de couloirs en couloirs en imaginant les élégants et les élégantes qui y ont vécu (s’il vous plaît, arrêtez de penser à Shining !). Il pénètre un jour dans une suite où quelques meubles ont survécu. Là, dans une commode, il trouve une petite fiole… Il ne le sait pas encore mais l’aventure de La Parfumerie Moderne, qu’il créera des années plus tard, vient de commencer. D’une part parce que la fragrance qui s’en dégage, le lilas, une note qu’on n’utilise pratiquement plus aujourd’hui, ne peut provenir que d’une maison d’une autre époque. Coty ? Houbigant ? Gabilla ? Ensuite, parce qu’une question l’obsède. La fiole a-t-elle appartenu à Gayatri Devi, la Maharani de Jaipur, qui séjourna souvent dans cet hôtel ?

Storytelling olfactif

Des années plus tard, il se formera à Grasse, obnubilé par la quête du lilas de son enfance. Il apprendra, un peu dépité, que c’est une fleur muette, dont on ne peut extraire ni infuser la fragrance. À moins de la recréer chimiquement.

En 2012, c’est chose faite. Épaulé par le nez de Parfum d’Empire, Marc-Antoine Corticchiato, il règle ses comptes avec son passé en mettant au point Désarmant. Fleurs blanches, sous-bois et champignons… C’est le spectre du lilas, le fantôme sensuel de la Maharani. Le rêve de Philippe ? Que les hommes le portent…

Deux autres parfums voient le jour dans la foulée. No Sport est un hommage à Churchill, à l’époque du Blitz, lorsqu’il résidait au Dorchester, à Londres. Le balcon était chargé de roses et de géraniums. On les retrouve dans ce parfum à la féminité troublante, encerclés par le tabac et le vetiver. L’interprétation de l’aura de Sir Winston est saisissante. Évocatrice. Réussie.

À mi-chemin entre féminin et masculin (mais doit-on donner un sexe aux parfums ?), Cuir X entend évoquer « la galerie du Meurice où Dali tenait salon, avec à ses pieds un ocelot en laisse ». Le cuir, c’est la note iconique des années 20. Il est ici poudré d’iris (tiens, Cuir Ottoman de Parfum d’Empire n’est pas loin…), teinté de mandarine et de safran et s’alanguit sur des notes de vanille et de fève tonka. Vif, tendu et envoûtant.

La prochaine histoire olfactive de Philippe Neirinck ? Peut-être Francis Scott Fitzgerald et Zelda. La French Riviera, Juan-les-Pins et son hôtel Belles Rives. Le dernier refuge avant le naufrage.

 

Guillaume Tesson

 

Désarmant, No Sport, Cuir X : 160 € les 100 ml.
Site : www.laparfumeriemoderne.com
    Points de vente en France    
Jovoy Paris
4, rue de Castiglione
75001 Paris
Tél. : 01 40 20 06 19
http://www.jovoyparis.com/
Parfumerie du soleil d’or
4, rue Esquermoise
59000 Lille
Tél. : 03 20 55 31 20
http://www.parfumeriedusoleildor.net
La Parfumerie d’Eté
7, rue saint Jean
62520 Le Touquet Paris Plage
Parfumerie Aristide
Square Aristide Briand
74200 Thonon les Bains
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