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Porsche 911

Porsche 911

Admettons-le, sur la papier, la Porsche 911 n’avait pas grand chose pour réussir dans la vie. Une répartition des masses loin d’être parfaite, des suspensions dépassées, une boite rétive, un refroidissement à air digne d’une Tatra des années 30, un prix nettement supérieur à la 356 qu’elle remplaçait… Et pourtant, 51 ans après, elle est toujours là.

La Porsche 911, c’est un superbe paradoxe ambulant. Malgré la grande simplicité des premières, elles jouissent d’une image franchement glamour et haut de gamme. Malgré son moteur arrière déjà dépassé à sa sortie, obligeant la marque à avoir recours à des subterfuges loufoques, comme des masses dans les pare-chocs avant pour lester la proue, elle reste en production aujourd’hui. Malgré une marque qui ne jurait plus que par les moteurs avant (à commencer par la 924 dès 1976), la 911, avec son grand sac à dos si atypique, a traversé les décennies avec bonheur.

Toutes ces raisons rendent la voiture attachante. Si vous ajoutez un vaste réseau de distribution, une disponibilité des pièces excellente, une fiabilité à toute épreuve (à tempérer suivant les versions, notamment les plus récentes à refroidissement liquide), vous obtenez LA sportive compromis par excellence. Car oui, ne vous y trompez pas : malgré ses anachronismes, la 911 ne fera pas de vous un héros au goût sûr auprès des passionnés. Voiture de sport évidente, elle peut facilement vous faire passer pour un être en pleine andropause à la recherche du grand frisson. De plus, très à la mode ses derniers temps, la cote des premiers exemplaires a franchement flambé en dix ans. Rassurez-vous, la chose automobile est suffisamment vaste pour que vous trouviez votre bonheur avec d’autres modèles. Nous ne manquerons pas, d’ailleurs, d’en reparler…

 

Adrien Malbosc 

 

    Infos pratiques    
Production : depuis 1963
Cylindrée : de 1.991 cc à 3,996 cc
Cote : Il ne faut pas espérer trouver les moins chères (2,7 litres, les premières avec les gros pare-chocs) en dessous de 20,000 €. Les 911 dites « classic » (les plus anciennes) peuvent s’échanger contre plusieurs centaines de milliers d’euros !
Pourquoi ? Pour sa simplicité, sa fiabilité, le bruit métallique du 6-cylindres à plat, sa ligne… et beaucoup d’autres raisons encore.
Pourquoi pas ? A cause d’une cote qui a flambé pour la génération 1963-1973, d’une conduite franchement atypique (voire délicate) et d’un certain manque d’originalité.
 
    Le saviez-vous ?    
La Porsche 911 est d’abord née « 901 », mais Peugeot ayant acheté tous les numéros avec un zéro central, la firme de Zuffenhausen a vite rebaptisé son modèle…
Les ingénieurs se sont arrachés les cheveux pour pallier l’absence de poids sur le train avant : pare-chocs lesté, deux batteries, réservoir d’essence plus grand, etc… Un amateurisme qui fait sourire aujourd’hui, mais ô combien charmant ! Pendant un an, en 1972, les 911 ont disposé d’une trappe au dessus de l’aile arrière droite. Destinée à l’huile et non à l’essence (la trappe se trouve dans l’aile avant gauche), il était trop facile de se tromper. Elle a généré trop d’incidents et fut vite oubliée ! La 911 fut également disponible avec un moteur 4-cylindres plus modeste, baptisée 912.
La 911 fut une des premières autos de série à recevoir un moteur Turbo, par ailleurs explosif : c’était en 1975. Les 924 et 928 sorties en 1976 et 1978 étaient censées remplacer l’anachronique 911. Bien que bourrées de qualités, on sait aujourd’hui que ce ne fut pas le cas !
La 996, lancée en 1998, fut la première génération à refroidissement liquide. Moins sonore, ce type de moteur est cependant boudé par les puristes.
 

 
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