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Le Dakar : pari de deux Grands Ducs

Le Dakar : pari de deux Grands Ducs

Le Dakar, qu’on l’aime ou non, reste synonyme d’aventure extrême, de grands espaces et d’un défi humain et technologique.

9 000 kilomètres, trois pays (Argentine, Chili et Bolivie), 665 concurrents dans 414 véhicules à deux, trois, quatre roues voire plus, 53 nationalités et 3,9 millions de spectateurs, l’épreuve n’a pas peur de la démesure et des chiffres fous !

Et bien entendu, nombre de Grands Ducs rêvent un jour de s’aligner au départ de l’épreuve à Buenos Aires entouré par les milliers de spectateurs enthousiastes, de franchir à vive allure le désert d’Atacama et de dévaler la descente vertigineuse d’Iquique avec vue panoramique sur le Pacifique.

Certes, il vous faudra réunir un budget conséquent entre achat et préparation d’un véhicule, frais d’engagements de 25.000 euros et toutes sortes de frais annexes. Il vous faudra aussi maîtriser la conduite sur terres piégeuses, apprendre à changer les roues sous une chaleur extrême, rouler à pleine allure sur des lignes droites interminables et cassantes, franchir des dunes sans savoir ce qui vous attend derrière, savoir déchiffrer un road book, réparer, gérer vos humeurs et vos erreurs, bref, aller au bout vous-même. En réalité, il vous faudra aller bien au-delà pour espérer finir… c’est bien là le propre des grandes épopées !

Ce rêve, deux Grands Ducs vont le concrétiser dès demain, samedi 3 janvier, dans le pur esprit des débuts de l’épreuve du temps où Thierry Sabine faisait découvrir l’Afrique aux amateurs. En effet, pour nos deux amis, Tristan et Edouard, l’aventure se résume à un véhicule de compétition diesel à la silhouette d’un Land Rover Freelander body-buildé bien conçu, acheté d’occasion, sans réels sponsors, encore moins de team d’usine mais aussi et surtout… par une absence totale d’assistance ! Cela signifie qu’en cas de pépin mécanique, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes, que ce soit en plein désert ou à des heures indues en pleine nuit dans le bivouac. Certes, un camion transportera le minimum nécessaire mais c’est bien tout !

Deux jours durant, ceux des étapes ‘marathon’, ils seront en réalité à armes égales avec le reste des concurrents car le Dakar renoue avec une tradition stoppée en 2005, celles d’étapes où les pilotes n’ont pas le droit d’utiliser une assistance, rétablissant un semblant d’égalité entre les pro et les simples amateurs. L’épreuve en sort grandie en permettant à chacun de s’aligner à armes (presque) égales avec les professionnels !

Aussi, il leur faudra pendant 15 jours gérer une course avec l’envie d’en découdre tout en préservant leur auto, gérer leurs heures de sommeil et tout faire pour terminer l’épreuve. Mais on peut compter sur eux… car ils ne manquent pas de talent, de ressources ni d’expérience…

A ma gauche, Tristan Couëdel, le pilote, fou de voiture dès son plus jeune âge et qui à 20 ans s’achète une Saxo de course pour participer avec talent au Championnat de France des rallyes sans assistance (déjà…) Il multiplie ensuite les expériences les plus variées, mannequin, consultant, pilote, formateur, concurrent au Tour Auto en Jaguar Type E de compétition … En 1998, premier Dakar pour conduire les équipes de presse d’une étape à l’autre. L’occasion de démontrer s’il en était besoin qu’il maîtrise le pilotage extrême avec calme, les réparations de fortune avec flegme, en sachant gérer les impératifs de la course, les contraintes des cameramen et celles du désert.

Victime d’une avarie assez importante sur la boite de vitesse et refusant d’abandonner en prenant la voiture balai, il passa toute une nuit dans le désert à réparer avec des outils de fortune pour finalement rejoindre le bivouac quelques dizaines de minutes après l’horaire fatidique. Mis hors course, il roula 3 jours et 3 nuits non-stop dans le désert pour gagner l’arrivée, seule condition pour pouvoir espérer rejoindre le bateau retour ! Bref, pas du genre à baisser les bras notre Grand Duc !

Des Dakar avec la presse, il y en aura 5 en tout. L’envie de passer de l’autre côté de la barrière et de s’aligner comme concurrent était toute naturelle. Les économies y sont passées mais ce sera cette année ! Et ce sera avec Edouard, le co-pilote, l’ami, le partenaire. A ma droite donc, Edouard Sineux. Lui non plus n’a pas peur de grand-chose. Lui aussi est un as de la mécanique. Leur entente ne sera pas de trop dans la chaleur du désert et gérer les moments de tension inévitable.

L’auto a gagné Le Havre et a navigué tranquillement vers l’Argentine. Eux attendent le départ avec impatience ! Et nous, leur arrivée.

 

Henry Dunyard
Photos : Rémi Dargegen

 

Vous pourrez suivre nos deux Grands Ducs sur leur page Facebook Désert Absolu. Rien que le nom est déjà tout un programme…
Le site officiel du Dakar.

 

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