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Kaya Mawa, destination ailleurs

Kaya Mawa, destination ailleurs

Kaya Mawa signifie « peut être demain », c’est la version malawite du « No news, no shoes » des Maldives.

Caché sur l’île de Likoma au milieu du lac Malawi, le lodge Kaya Mawa est un lieu qui se mérite. De Paris, deux options : soit Air France via Johanesbourg puis Lilongwe et un petit coucou pour l’île, soit Ethiopian Airlines via Addis Abeba puis Lilongwe et le coucou. Trois avions, seize heures avec les escales pour le plus court. Je suis passé par l’Ethiopie avec une descente d’avion au lever du soleil sur Addis Abeba sublime.

L’île de Likoma est une terre verte, rouge et d’une propreté rare pour qui connait l’Afrique. Au bout du chemin de terre principal, le lodge Kaya Mawa. J’avais repéré ce lieu loin de tout, loin des adresses convenues, loin des idées classiques des dîners parisiens et encore plus loin des must see des magazines féminins dans une brochure perdue au milieu d’autres dans un petit hôtel de charme bordelais où je m’étais arrêté revenant d’une magnifique corrida.

Le lodge est la propriété d’un avocat anglais qui, marié à une africaine, a décidé d’allier l’utilité à la futilité.

La futilité est le luxe, le vrai luxe. Tout est choisi avec goût, raffinement et sens de l’harmonie des matières et des couleurs. Sans jamais être ostentatoire et sans « technologie technochiante » : oubliez la climatisation, respirez l’air du ventilateur désuet et efficace. La table est excellente, le chef Richard travaille sa cuisine afin de surprendre tous les jours une clientèle exigeante avec du frais et du bio. Dans ce lodge d’exception, il n’y a qu’une dizaine de maisons (je vous recommande Ngani, avec piscine privée, le bonheur de se baigner nu n’a pas de prix…) qui peuvent recevoir entre deux et quatre personnes. Juste à côté, une maison de huit personnes totalement indépendante avec son propre service est louable aussi.

L’utilité aussi, car une partie des dépenses effectuées pour le séjour sert à financer un orphelinat, une école, une chorale (top !) et un atelier d’artisanat sur l’île permettant, notamment, par le travail, l’émancipation des femmes. L’air de rien cela ressemble aussi à un voyage social. Cet atelier s’appelle Katundu, et si vous n’y trouvez pas votre bonheur, vous pourrez toujours y faire copier n’importe quel vêtement…

Côté rythme du lodge, c’est très simple, c’est le vôtre et celui du soleil. Les petit-déjeuners, déjeuners et diners sont quand vous voulez, là où vous le voulez : sur la plage, devant votre maison, dans les lieux de restauration, en mode pique-nique lors d’une balade sur le lac (eau douce, chaude et transparente) etc. Le soleil se couche à dix huit heures et se lève à cinq heures trente. Il incite à diner tôt, il pousse aux activités matinales avant de tomber trop fortement sur nos peaux inhabituées.

Côté activités « included » : tout ce qui touche à l’eau et à la terre sans moteur. Le moteur est en (léger) supplément comme la masseuse. Cela laisse pas mal de possibilités.

Côté choses à voir sur l’île de Likoma, la forêt de Baobab au Nord-Est, la Cathédrale Saint Pierre qui a été faite, faute de mortier, avec de la bouse de vache (le guide, cela ne s’invente pas, s’appelle Alleluia) ou encore la façade Est de l’île vue du lac (Mozambique dans le dos), sont les premiers lieux à découvrir. Après, il y a la population. L’une des plus pauvres d’Afrique sans être miséreuse. Pas encore pervertis par l’appât du gain contre une photo ou une aide comme au Kenya, les autochtones sont souriants, accueillants et, même avec un anglais débutant, les enfants promènent les vacanciers pour les faire sortir des sentiers battus et leur montrer leur maison, leur village.

Et si avec tout ça vous n’avez toujours pas d’idée, il vous suffira de demander à Michelle, la charmante hôtesse irlandaise du lodge, de vous aider à vous occuper ou à Martin, le sage barman malawite de vous apprendre à jouer au Bao.

Ah !… Cerise sur le gâteau, il n’y a de wifi qu’en faible bande passante et limité à cinq mètres autour d’un bureau. Un bonheur de plus.

L’envie d’y retourner est déjà en moi.

Si vous êtes tentés par cette destination d’ailleurs, c’est par là.

 

Emery Doligé

 

Dans le carrousel :
1/ Vue de la table de Bao
2/ Descente d’avion en Ethiopie
3/ Ngani, la chambre
4/ Une certaine idée du petit déjeuner
En savoir plus sur l’état du Malawi.
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