Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

La (nouvelle) Barbière de Paris

La (nouvelle) Barbière de Paris

L’histoire commence par un coup de méfiance qui précède le premier coup de ciseaux. C’est assez malvenu certes, mais ce jeune homme qui s’apprête à s’occuper d’une barbe alors qu’il semble lui même dépourvu de la pilosité nécessaire pour en porter une assez fournie, ça semble un peu louche. Bon, après tout, notre meilleur boucher ne mange pas 500 g de côte de bœuf à chaque repas et le producteur de vin que l’on admire ne s’enquille pas non plus un litre de grand cru par jour.

Le hic, c’est que les choses continuent à ne pas s’enchaîner comme il faudrait (ou en tout cas comme on s’y attendait) : le fameux « diagnostic » promis au téléphone lors de la prise de rendez-vous « pour convenir de ce qui (nous) ira le mieux » tourne assez court. C’est dommage, pour une fois qu’on était prêt à se laisser aller à un look peut-être encore jamais pratiqué en suivant les conseils morphologiques d’un barbier… C’est dommage aussi, car pour cette première à la nouvelle adresse de la Barbière de Paris, on avait aussi tout mis en œuvre pour qu’il y ait matière à travailler : cheveux en pagaille depuis près de 6 mois, barbe cro-magnonnesque. Vous savez, le genre de jachère à l’extrême limite de faire fuir sa dulcinée…

Bref, la prise de risque et le parti-pris laissent finalement leur place à un entre-deux sans saveur car trop largement inspiré de « ce que vous faîtes habituellement », la coupe de cheveux un peu loupée en plus. Certes, on reçoit tout de même quelques tips d’entretien bien sentis et le coup de tondeuse (à barbe) est hyper habile, mais il y a quand même de quoi rester sur sa faim en termes d’expérience…

Certains nous rétorquerons qu’on déborde d’exigences et que la Barbière de Paris reste une institution en la matière, que sa deuxième adresse est ouverte depuis moins d’un an et qu’il faut être patient, que passer un moment avec Sarah, la patronne, reste un truc unique. C’est probable. C’est probable aussi que l’on n’ait simplement pas eu de chance sur ce coup-là. Après tout, notre meilleur boucher a parfois un morceau de viande moyen qui traîne et le producteur de vin que l’on admire une bouteille bouchonnée…

 

Damien Guillou

 

La deuxième (et nouvelle) adresse de la Barbière de Paris
7 rue Bertin Poirée
75001 Paris
Sinon, une alternative que l’on aime bien et dont on vous a déjà parlé par ici :
L’atelier Gentlemen
35 rue Lamarck
75018 Paris

Crédits photos : © Didier Pazery

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial

TOUS LES VENDREDIS, LE MEILLEUR DES GRANDS DUCS DANS VOTRE BOITE MAIL

Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire

×