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Moonbeam III, un yacht pur-sang aux enchères

Moonbeam III, un yacht pur-sang aux enchères

Cette année, Rétromobile s’ouvre aux voiliers de collections. Le 5 février Artcurial proposera à ses acheteurs Moonbeam III, un cotre aurique de 25 m sur un plan William Fife III de 1903 bien connu des régatiers. Estimation ? Entre 500 000 € et 1,5 million €.

L’histoire des William Fife, lignée iconique écossaise de l’architecture navale du yachting, et la saga des Moonbeam sont intimement liées. La première a vu la création d’un chantier mythique de la grande plaisance, à Fairlie (Ecosse) à la fin du XVIIIe siècle. La seconde est née en 1858, lorsque Charles Plumtree Johnson, anglais passionné de régates, commande au chantier Fife un yacht élégant et rapide. Pendant six saisons Plumtree Johnson navigue avec son voilier avant de voir plus grand avec son successeur : Moonbeam II, un cotre de 17,80 m conçu par Frederic Shepard.

Malgré quelques victoires en régate, Johnson admet qu’il n’aurait pas du renoncer au génial écossais qui, entre temps, a passé la main à ses fils et petit-fils. De toute la lignée, William Fife III sera le plus inspiré et celui qui dessinera Moonbeam III of Fife (ou Moonbeam III), 491è voilier à sortir du chantier de Fairlie, en 1903. Un bateau de 31 m hors tout (pour une longueur de 19 m à la flottaison) destiné à régater dans le Solent grâce à l’exploitation de la nouvelle jauge du RORC (Royal Ocean Racing Club) favorisant les bateaux à la fois lourds et puissants.

Doté à l’origine de deux mâts, William Fife fils opte pour un gréement de Yawl plus stable. Aujourd’hui Moonbeam III est un cotre aurique qui porte 430 m2 au près. Au portant, ils ne sont pas trop de 18 équipiers pour gérer les 360 m2 du spi… Une imposante et sublime cathédrale de toile redoutée des concurrents sur l’eau. Johnson tenait au 8 comme n° de voile, mais Moonbeam III affiche quant à lui un 88, un défaut de confection qui lui aura porté chance. Car, fidèle à toutes les régates classiques, Moonbeam III s’est souvent imposé aux Régates Royales de Cannes ou aux Voiles de Saint-Tropez, y compris contre son successeur Moonbeam IV plus long de 4 m, dernier de la saga.

Mais revenons à notre Moonbeam III. Déjà, en 1927 et 1928, il brillait en Méditerranée sous le nom d’Eblis. C’est ensuite le pionnier de l’aviation Félix Amiot qui l’acquiert pour… le laisser à sec pendant 24 ans à Cherbourg ! Près d’un demi siècle plus tard, il retraverse le Channel. Le motif ? Une restauration de dix ans chez Camper et Nicholson jusqu’en 1989 date à laquelle il sera vendu à Didier Waechter, homme d’affaires français. Puis c’est le retour en Méditerranée qu’il ne quittera plus à l’exception d’une petite escale à Bénodet (Bretagne) pour les 100 ans de Pen Duick en 1998 et des retrouvailles avec d’autres plans Fife sur les eaux de la Clyde.

Pour les intéressés et curieux, le Moonbeam III c’est aussi un salon Chesterfield et des boiseries en acajou flammé. Un intérieur très « édouardien » pour un grand classique cosy, sobre, juste élégant.

Le pur chef d’œuvre d’un architecte alors au sommet de son art.

 

Patricia-M. Colmant


Moonbeam III (lot 175) à la vente Rétromobile par Artcurial

Parc des expositions – Rétromobile Hall 2.1
Porte de Versailles
75015 Paris
5 février 2016 15h

 

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