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PAD confidentiel

PAD confidentiel

Le PAD (Paris Art+Design) fête ses 20 printemps. Du 31 mars au 3 avril, c’est l’occasion pour l’amateur et le collectionneur d’arts décoratifs de se presser dans un coin des Tuileries, côté Rivoli, pour découvrir la sélection pointue de 70 galeristes. Au-delà des modes, PAD est la juste proposition de ce qui se fait de plus précieux en décoration, concordant savoir-faire, noblesse des matières et jeune création. Exercices de styles :

Il y a les incontournables, que l’on retrouve chaque année, ici et ailleurs dans les foires les plus prestigieuses : dès l’entrée, au centre, Jacques Lacoste illuminé par un vitrail de Jaques Le Chevalier de 1965 (stand 50), sur la droite, François Laffanour et la collection Chandigarh de Pierre Jeanneret et Le Corbusier (stand 2) la Carpenters Worshop Gallery, un peu plus loin au centre, et son « Intérieur d’un collectionneur », rassemblant les pièces de ses artistes les plus emblématiques (stand 52), la galerie Flak et ses découvertes plastiques du fond des âges – focus sur les arts Eskimo du Grand Nord et les poupées Kachina d’Arizona (stand 54)…

Et puis il y a les moins célèbres, qui n’en présentent pas moins des pièces fascinantes et séduisantes.

Il y a donc des passages à prolonger ici et là :

Stand 6. La galerie Torri, honorée du prix du Design au PAD en 2014, met à l’honneur quatre de ses designers et l’un de ses plasticiens. Tous se sont concertés pour créer un salon contemporain parisien, avec notamment une cheminée en corian bleu layette coiffée d’un tondo de Matthieu Mercier dont les multiples facettes peintes, à plat, aspirent l’œil comme un diamant.

Stand 14. Une autre symphonie de couleurs se joue chez Negropontes, titrée « Abstractions colorées ». Hervé Langlais, le designer maison, a écrit une partition de meubles laqués de vert jade, de bleu lapis, de rouge grenat, soulignés par des filets de laiton. La tapisserie de Pinton d’après une œuvre de Roger Mühl, campagne bucolique qui frise l’abstraction, en est le parfait point d’orgue.

Stand 17. Franck Laigneau est consacré au style anthroposophique, initié par Rudolf Steiner au début du XXe siècle. Son stand format cinémascope (il faudra vous rendre sur place pour comprendre), le mobilier subtilement sculptural, à la douce couleur du poirier, concrétise ce style confidentiel. Sur l’une des tables trône un vase visage de Lisa Larson des années 1980. Un objet qui aurait pu sembler démodé dans un intérieur sans âme…

Stand 56. Une rare photographie de nu de Laure Albin Guillot, voluptueuse, s’accorde subtilement au mobilier de fer de Mathieu Mategot, gracieux et aérien. Une harmonie concoctée par le galeriste Matthieu Richard.

Stand 59. La galerie BSL présente les dernières créations du couple sino-français qui se cache derrière le nom de Design MVW. Dévoilé au PAD, l’ensemble de mobilier en bronze oxydé et brossé joue à la fois d’emprunts au motifs asiatiques anciens et d’élégances intemporelles. Le tout somptueusement souligné par les branches géantes en laiton de Taher Chemirik.

Stand 67. Pour sa première participation au PAD, la galerie Armel Soyer propose un salon néo-classique du XXIe siècle composé de créations contemporaines. La table Palais en marbre rouge de St Pons de Pierre Gonalons trône sur le tapis Magyar de Mathias Kiss, face à la tapisserie tissée sur métier Jacquart à Aubusson Soldats endormis de la série Accademia de Gilles Pernet.

Stand 43. La galerie Perpitch & Bringand met en lumière l’œuvre de Philippe Nacson. Ou plutôt l’inverse, tant sa 3CL Lamp illumine le stand. Cet autodidacte venu du monde de la finance tisse sa toile dans le monde du design, entre inspirations du passé et créations du futur. Sa Ant Chair n’est pas sans rappeler le travail d’Eileen Gray… Notez que la scénographie de la galerie est assurée par un jeune architecte-artiste-plasticien, Ariel Claudet, qui commence à faire parler de lui.

Stand 33. L’Eclaireur présente ses protégés : l’inconditionnel Fornasetti, l’excentrique Hugh Findletar, et le puissant Ben Storms. Pour ce dernier, la vocation du design réside dans sa capacité à susciter, chez son observateur, un bref déséquilibre et d’être captivant. Sa table à café InHale, hypnotisante, avec son lourd bloc de marbre qui semble posé sur un coussin métallique gonflable, en est l’illustration parfaite.

 

Anne Carpentier

 

PAD au jardin des Tuileries,
Entrée 234 rue de Rivoli, Face à la rue de Castiglione,
75001 Paris.
Jeudi 31 Mars – Dimanche 3 Avril de 11 h à 20 h, nocturne le vendredi 1er Avril, de 11 h à 22 h, dimanche 3 avril de 11 h à 18 h.
20 € l’entrée, gratuit pour les moins de 15 ans.
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