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Rafa : le roi deviendra-t-il une légende ?

Rafa : le roi deviendra-t-il une légende ? Roland Garros x Les Grands Ducs

Sourire d’ange mais détermination de fer, le Marjoquin est en lice pour un dixième sacre sur la terre battue de Roland Garros. L’occasion de revenir sur la carrière incroyable de l’actuel numéro cinq mondial, faite de records et de (rares) défaites.

 

1. Les débuts

Né le 3 juin 1986, l’Espagnol, coaché par son oncle Toni, démarre une carrière professionnelle dès ses 14 ans après avoir battu Pat Cash dans un tournoi d’exhibition. En 2003, il participe pour la première fois à Wimbledon et atteint le troisième tour, exploit que seul Boris Becker avait accompli auparavant. Comme quoi, lorsqu’on dit que Nadal est « nul » ailleurs que sur terre battue, tout est relatif…  À 17 ans, après une victoire de l’Espagne en Coupe Davis, une finale à Auckland et une victoire à Sopot, il intègre le classement des 100 meilleurs joueurs du monde. Il est le deuxième plus jeune joueur à atteindre ce rang, derrière Michael Chang. En 2004, il bat pour la première fois Roger Federer – alors numéro un mondial – au Masters de Miami. C’est le début d’une longue rivalité sportive.

 

2. Prince de Monaco et roi de Roland Garros

Avec son coup droit très lifté, son puissant revers à deux mains et ses jambes infatigables, Rafa est le roi indétrônable sur terre battue. Entre 2005 à 2012, Rafael Nadal a remporté chaque année le tournoi de Monte-Carlo. Aucun autre joueur n’a remporté huit fois de suite le même tournoi. Le 17 avril 2016, il s’est octroyé un neuvième titre devant les quelques 10 200 spectateurs du court Rainier III. À Paris, on pensait pouvoir attendre longtemps avant que le record établi par Borg en 1981 (six victoires) ne tombe. Aucun joueur n’avait gagné plus de sept fois un même tournoi du Grand Chelem. Avec 9 victoires sur 11 participations, Rafael Nadal sera pour longtemps associé au tournoi parisien. Vainqueur de Mariano Puerta en 2005, Roger Federer (2006, 2007, 2008, 2011), Robin Soderling (2010), Novak Djokovic (2012, 2014) et David Ferrer (2013), l’Espagnol s’est imposé dès ses 19 ans. Battu par Soderling en huitièmes de finale en 2009 et en quart par Novak Djokovic en 2015, Rafa a souffert du divorce de ses parents en 2009 et de blessures, notamment au genou. Quoiqu’il en soit, les chiffres parlent d’eux-mêmes : le 24 avril 2016, il remporte son neuvième titre à Barcelone, face au Japonais Nishikori, et signe du même coup son 49ème titre sur terre battue, à égalité avec Guillermo Vilas.

 

3. Et maintenant ?

Souvent critiqué en raison de son jeu jugé peu élégant par rapport à la technique maîtrisée de Roger Federer (forfait à Roland Garros), le médaillé d’or olympique de 2008 a retrouvé toute son énergie. Impérial à Monaco et Barcelone, l’Espagnol a balayé au premier tour Sam Groth 6-1, 6-1, 6-1. Le défenseur, qui a peaufiné ses attaques, pourrait bien se servir de ses services slicés et rapides pour mettre en difficulté ses adversaires. On ne peut que rêver d’une dixième victoire à la Porte d’Auteuil avant de laisser le trône vacant pour le Serbe Novak Djokovic – Roland Garros est le seul tournoi du Grand Chelem qui lui échappe encore… Vamos Rafa !

 

    Les 5 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur Rafael Nadal    

Il est droitier. C’est son oncle et coach Toni qui l’a encouragé à adopter un jeu de gaucher, afin que son revers à deux mains soit encore plus puissant. Une stratégie payante, puisque les gauchers gênent beaucoup les droitiers, notamment grâce à l’axe de la balle au service.

Il est philanthrope : depuis 2008, la Fondation Rafael Nadal vient en aide aux enfants défavorisés en risque d’exclusion sociale via des programmes éducatifs et sportifs. Tant que sa carrière bat son plein, c’est la mère du champion qui s’occupe de la fondation.

Il est amoureux. Côté cœur, l’Espagnol est en couple depuis de nombreuses années avec Xisca, sa compatriote et amie d’enfance – malgré les rumeurs de liaison avec Shakira, la chanteuse colombienne qui l’avait invité dans le clip sensuel de son tube « Gypsy ».

Il est footballeur. Rafa aurait pu être un Zlatan espagnol : son oncle Miguel Angel est un ancien joueur du FC Barcelone et du RCD Majorque. Lorsqu’il était petit garçon, le tennisman était un footballeur prometteur, avant d’opter pour la raquette.

Il est fair-play. Reconnu comme bon perdant, humble et sympathique, le numéro cinq mondial a reçu en 2010 le prix Stefan Edberg Sportsmanship Award, décerné par ses pairs. En 2013, le Français Gilles Simon jugeait Rafa le joueur « le plus respecté du circuit« . André Agassi l’a également nommé « meilleur joueur de tennis de l’histoire« , devant Roger Federer dont il a triomphé sur toutes les surfaces.

 

Louise Bollecker

 

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