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Daroco

Daroco

Il y a quelques mois, les médias transalpins s’indignaient à propos d’une recette de carbonara publiée sur un site français. Pasta trop cuites, crème et lardons industriels… L’infâme avait failli provoquer un incident diplomatique. Depuis les tensions gastronomiques entre la Botte et l’Hexagone se sont apaisées. Mais si d’aventure, le scandale venait à ressurgir, nous avons trouvé LA solution pour enterrer définitivement cette vilaine hache de guerre : un plat de carbonara parfait, réalisé dans les règles de l’art et de la tradition (des pâtes fraîches, du jaune d’oeuf, du guanciale, du poivre et du parmesan), à déguster au coeur même de Paris.

Ce coup de maestro est signé Alexandre Giesbert et Julien Ross. Une fois est donc devenue coutume, et après Roco, Roca et Rococo, les deux compères lancent Da Roco, une trattoria aussi moderne que séduisante, installée dans l’ancienne boutique de Jean-Paul Gaultier. On entre là, affamé et impatient, comme un Italien quand il sait qu’il aura de l’amour et du (bon) vin. L’espace est monumental : 400 m2 coiffés d’un immense miroir dans lequel vient se refléter un décor soigné, tout en murs grattés, vert jungle et bleu canard. Une réussite, signée par le tatoueur et designer Supakitch. Partout, des serveurs enthousiastes et concernés, dont les marinières rappellent l’ancien maître des lieux, s’agitent pour acheminer à bon port les délices de la carte. Au menu, des choses simples, belles et délicatement travaillés. Des pizzas au feu de bois, élégantes et diablement garnies (entre 11 et 18 euros), des plats de pâtes, un poisson, une viande et des anti-pasti à se damner, comme ce poulpe grillé au melon et à la ricotta.

Pour finir le repas, deux solutions. Les plus sages opteront pour un café et un tiramisu qui rivalisent de perfection. Les autres s’aventureront à l’étage, dans le bar qui siège au fond du restaurant. Ils gouteront alors aux cocktails de l’alchimiste Nico de Soto, dont les noms (« l’alligator c’est vert », « suze my moutarde », « sayonara motherfucker », etc.) laissent présager de fantastiques ivresses.

 

Amélie Weill

 

Daroco
6 rue Vivienne
75002 Paris
01 42 21 93 71
Ouvert tous les jours.
Pizzas, entre 11 et 18 euros.
A la carte, comptez entre 20 et 50 euros.
Cocktails, autour de 15 euros.
Métro : Bourse
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