Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

Gregory Porter, colosse à la voix d’or

Gregory Porter, colosse à la voix d’or

Le quatrième album du jazzman, Take me to the alley, est aussi savoureux que les trois précédents. Une voix grave envoûtante pour douze titres à écouter en boucle.

C’était il y a quelques semaines dans un studio de radio. D’abord une présence, une sorte d’aura. Avant qu’une immense ombre se dessine sur le sol attirant le regard vers le haut. Très haut. Gregory Porter est devant vous. Costume trendy, coiffé de son inexorable passe-montagne noir et d’une casquette. Un physique de footballeur américain qu’il fut avant de se blesser à l’épaule. Une puissance qui tranche avec la douceur de ses premiers mots.

Gregory Porter est une terre de contrastes. Un colosse à la voix de velours évoluant au gré des rythmes soul, blues et jazz pour un album oscillant entre balades, comme Take me to the alley ou Don’t be a fool, et des titres plus électriques à l’instar de Fan the flames. Seule constante, sa voix. Cette voix de baryton formée dans les rangs des chorales gospel de son enfance qui, en moins de six ans, a conquis la planète jazz.

Il chante les femmes, appelle à la protestation sociale non violente (break the silence is not a sin), nous pousse à lever le poing. Pas de leçon de morale, mais simplement une conscience politique qui l’a toujours animé. Et une générosité qui transpire à chacune de ses prestations. Comme celle en hommage à Prince et cette reprise de Purple Rain. Avec toujours cette même délicatesse qui le caractérise.

 

Eva Roque 

 

Take Me To The Alley – Gregory Porter – UNIVERSAL – 15,99€

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial

TOUS LES VENDREDIS, LE MEILLEUR DES GRANDS DUCS DANS VOTRE BOITE MAIL

Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire

×