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Le Festival d'Avignon aux portes de Paris

Le Festival d’Avignon aux portes de Paris

Vous ne serez pas dans la Cité des Papes pour assister au 70ème Festival d’Avignon ? Pas de panique, les plus belles pièces de ce festival de théâtre, créé en 1947 par Jean Vilar, seront à l’affiche à Paris à la rentrée. Présentation de nos trois coups de cœur.

 

1. Le Français à l’honneur

Après 23 ans d’absence, la troupe de la Comédie-Française investit de nouveau la Cour d’honneur du Palais des Papes pour interpréter Les Damnés. Sous la direction du metteur en scène belge Ivo van Hove, Guillaume Gallienne, Didier Sandre ou encore Denis Podalydès incarnent les membres d’une famille allemande à l’heure du triomphe nazi. Pour protéger leurs intérêts, ces maîtres de la sidérurgie ne voient d’autre alternative que de s’allier au nouveau régime… mais à quel prix ? Noirceur, destin, politique, grandeur et décadence… rien ne manque à cette tragédie moderne dont certaines scènes peuvent heurter le jeune public.

À la Comédie-Française du 24 septembre 2016 au 13 janvier 2017.

 

2. Le génial défi

Si vous aimez être aux premières loges de ce que le théâtre produit de plus audacieux, cette pièce est tout bonnement incontournable. Il s’agit de 2666, l’adaptation monumentale que Julien Gosselin propose du roman du même nom, écrit par le Chilien Roberto Bolaño. Le metteur en scène annonce un spectacle à la hauteur du roman-fleuve : « énorme, infini, jouissif, pénible parfois ». Après Les Particules élémentaires, le nouveau défi de Gosselin promet de faire date : vidéos, musique, théâtre, le tout durant… 12 heures de spectacle !

À L’Odéon – Théâtre de l’Europe (Atelier Berthier) du 10 septembre au 16 octobre 2016.

 

3. L’écho de la Syrie

Alors que j’attendais, de Mohammed Al Attar, mise en scène par Omar Abusaada, est une pièce plutôt brève (1h40) qui agit comme un coup de poing. Un jeune homme est admis à l’hôpital, dans le coma, après un passage à tabac survenu à l’un des nombreux check-points qui scindent la ville de Damas. Sa famille, à son chevet, exprime la douleur de l’absence, la cruauté de la guerre, le poids des conventions, sur fond de commentaires du fils lui-même. Ce fils qui n’est « ni vivant ni mort, [dans] cette zone grise entre espoir et désespoir », tout comme l’est leur pays.

Au Tarmac du 12 au 15 octobre 2016.

 

Et aussi…

Hearing, d’Amir Reza Koohestani : l’Iranien met en scène une amitié entre deux jeunes filles qu’un scandale éclabousse. Mise en scène minimaliste, dialogues qui fusent… la vitalité brimée de la jeunesse iranienne se ressent avec subtilité et pudeur. Au Théâtre de la Bastille du 11 au 19 octobre.

Antoine et Cléopâtre, de Tiago Rodrigues (non-présenté à Avignon) : le spectacle vivant prend tout son sens dans cette interprétation de cette histoire d’amour mythique de l’Antiquité. Un couple de danseurs et chorégraphes incarne les deux amants en parlant, dansant, chantant, sur un texte original créé par Tiago Rodrigues. Au Théâtre de la Bastille du 14 septembre au 8 octobre.

 

Louise Bollecker

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