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Le Mans Classic, histoires de passion

Le Mans Classic, histoires de passion

Chez les Grands Ducs, nous aimons l’univers et l’esprit de l’automobile classique. Nous ne pouvions manquer la 8è édition du Mans Classic en ce début juillet. Un événement particulièrement apprécié, rassemblant les valeurs de partage, d’amitiés, de passion. Bagarre sur la piste, élégance des carrosseries d’avant-guerre dans les paddocks, fureur des bruits de V12, fraîcheur des cocktails dans les loges ou barbecue improvisé au Camping de la Houx, autant d’ambiances différentes qui font la magie de cette expérience unique coorganisée par l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) et Peter Auto, pour faire revivre la magie des 24 heures du Mans de 1923 à 1979. La madeleine de Proust du sport automobile, faisant revivre le Michel Vaillant qui sommeille en nous.

Il y a deux manières d’approcher l’épreuve du Mans Classic lorsqu’on a la chance d’être pilote. Vivre ces trois jours pour le plaisir d’être là entre amis pour rouler sur ce tracé mythique ou rechercher la performance dans une vraie ambiance de compétition.

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Guillaume côtoie professionnellement ce monde depuis 15 ans. Il connaît les us et coutumes du Mans par cœur. Mais il n’a jamais roulé sur ce circuit de 13 km et plus. Il voulait vivre Le Mans autour d’un clan comme les écuries d’autrefois. Se réunir sous une immense tente, partager des barbecues géants, inviter les mécanos et les amis de passage, trinquer au milieu d’un joyeux garage automobile à ciel ouvert. Ce fut chose faite. Les amis sont là, les voitures aussi. Les plus jeunes partagent le volant avec les parents, comme ce père faisant courir ses deux filles en Fiat 1500 Le Mans ou encore ce collectionneur bon vivant qui amène ses jouets pour les partager sur la piste avec ses copains. Guillaume en fait parti. Il sourira non-stop pendant ses 3 jours. Comment faire autrement quand on est entouré d’une Bugatti 51, d’une Bugatti 43, d’une Lotus Eleven 1500 et Talbot Lago T26 Grand Sport qui prendront le départ. La magie opère, le barbecue crépite, les verres s’entrechoquent la veille de l’épreuve. Puis ce sera l’heure d’enfiler les combinaisons, d’aller rouler en plateau 1 ou 2, de passer sous le Dunlop comme Steve McQueen et tant d’autres, de revenir par la route jusqu’au camp. Echanger ses impressions, bricoler, rigoler, dormir un peu. Puis repartir en pleine nuit pour sa session ou au petit matin après avoir avalé un café. Guillaume roulera sur une Panhard Monopole qui a couru l’épreuve en 1957 avec son petit moteur de 850 cm3. Une tranche d’histoire « qui bouge dans tous les sens dans les Hunaudières quand la 300 SL me double, mais quel kif ! » criera-t-il ! Sans courir après un résultat, seul le plaisir de la piste compte, la magie de la camaraderie au volant, d’être ensemble sous des tentes au milieu des bolides qui font du bruit. Voilà ce que Guillaume souhaitait. Refaire vivre ces automobiles d’époque qui ont couru les 24 heures et repartir par la route une fois la course terminée, comme avant, avec les copains.

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Jérémy est un véritable gentleman driver, habitué du Tour Auto et des autres compétitions VHC. Il n’a jamais roulé ici. Il a le cœur qui bat. Excité mais anxieux. Peur de mal faire parce qu’il aime les choses bien faites, le pilotage, la gagne. Son Austin Healey 3000 est préparée, réglée parfaitement, suivie par une équipe logistique hors pair qui connaît la course et Le Mans, son exigence et sa difficulté. Après ces 3 tours d’essais chronométrés, un seul mot sortira de sa bouche : « humilité ». De la part de ce garçon aussi discret que bon pilote cela veut tout dire. Il est entré dans la magie de la course des 24 heures. Par la petite porte, loin dans le classement. Il aura 3 sessions de 45 minutes pour prouver qu’il peut être compétitif ici. Il le sera. 4ème au général sur le plateau 3. Fort. La petite Healey plafonne à 235 km/h dans les Hunaudières mais la technique de pilotage a fait la différence. Jérémy est heureux. On l’a croisé une dernière fois dans la loge d’Alain Figaret en pleine nuit avant sa dernière session du dimanche matin. Il était déjà heureux. Sûrement parce qu’il savait qu’il arriverait à faire un classement. On n’en doutait pas.

Ce jeudi 7 juillet au soir, nous étions en train de fêter comme beaucoup la victoire de la France sur l’Allemagne en ½ finale de l’Euro 2016… Sous notre chapiteau, au milieu des Bugatti et autres Vespa, nous trinquions. Un groupe d’Allemands qui passait est venu nous féliciter. Nous avons échangé des verres, parlé automobile, partagé la magie du Mans, expliqué le plaisir des yeux et des oreilles. Parmi eux, il y avait un homme qui nous a salués en partant en souhaitant bonne chance aux pilotes et de prendre un maximum de plaisir en piste le samedi, jour du début des courses par plateau. C’était Jochen Mass. L’ex pilote allemand de Formule 1 des années 70. Un pilote aux 11 participations aux 24 heures du Mans et vainqueur en 1989 sur Sauber-Mercedes… Un grand monsieur, humble, mais comme Guillaume ou Jérémy. Passionné.

 

Guillaume Cadot

 

crédits photo : Guillaume Cadot 

 

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