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Un long week-end à Maurice

Un long week-end à Maurice

S’il y a bien une destination à laquelle on ne pense pas pour un long week-end, c’est bien l’île Maurice. C’est loin et dix heures de vol découragent. Pourtant, il y a des vols de nuit et dans l’avion on dort…

Aller à Maurice le temps du long week-end de fête nationale, l’idée m’a pris il y a quelques mois quand le patron de la Conciergerie Indian Océan (une conciergerie comme on aime…) m’a raconté l’histoire d’un hôtel. J’avais déjà été sur l’île. Je connaissais ses légendes, ses hommes et ses femmes qui se jettent d’une montagne, le Morne, plutôt que de retomber en esclavage. Cet esprit fier et indépendant des autochtones, qu’ils soient blancs ou noirs, qui les pousse à construire leur destinée plutôt que d’attendre un destin.

L’histoire racontée est celle d’une gamme hôtelière peu connue du grand public : la gamme So des hôtels Sofitel du groupe Accor. Ils sont quatre dans le monde, le dernier venant d’ouvrir en Thaïlande. Tous ont été confiés à des designers connus (Kenzo Takada, Christian Lacroix, Karl Lagerfeld et Isabelle Miaja) pour qu’ils apportent leur touche et leur nom. Mais ce qui m’a étonné dans cette histoire, c’est l’échec du lancement du So Mauritius il y a cinq ans. Le premier de la gamme. Une catastrophe. On espérait pourtant que les renommées de Kenzo, d’un chef français en cuisine, de l’architecte et l’utilisation d’autres artefacts marketing suffiraient à remplir les chambres. En vain. L’hôtellerie, c’est de la relation humaine et du service qu’il faut démontrer. Et encore plus maintenant avec l’avènement des réseaux sociaux qui demandent davantage de proximité et de productivité.

Perdue au milieu d’une végétation luxuriante, l’architecture de l’hôtel SoMauritius de Lek Bunnag est en adéquation avec la nature. Seules les voitures électriques ont le droit de circuler au milieu des quatre-vingt-douze suites et villas éparpillées façon puzzle face à l’océan. Plusieurs centaines d’hectares sont ainsi préservées de la folie bétonnière du nord de l’île. Les espaces de vie communes des résidents sont confortables, grands avec un souci du bien être. On pense notamment à cette hutte de dix sept mètres de haut qui accueille les repas avec une nourriture à la hauteur du standing de l’hôtel, et des oiseaux à l’affût d’un bout de pain pour amuser la galerie. Un bémol tout de même sur les pâtisseries qui dévalorisent la cuisine, c’est dommage de mal terminer un moment de partage. En somme, tout existe pour que ce lieu ne soit jamais vide et casse la dynamique de l’échec initial. Encore faut-il savoir que le So Mauritius existe.

Si vous souhaitez en voir plus, j’ai tourné l’air de rien des Facebook live : de l’arrivée à la plage, la chambre, la piscine vue du ciel (premier Facebook live avec un drone !), quelques accords et le spa. Et si vous avez envie de sortir de l’hôtel, vous pouvez aller apprendre le kite surf dans un des lagons les plus adaptés pour les débutants, le kitelagoon du Morne, déjeuner ou diner au château de l’Héritage, boire un verre au bar colonial du C beach, aller faire le marché de légumes ou chiner les pashmina (pour quelques roupies) à Chemin Grenier.

Et si jamais vous ne voulez pas profiter de la quiétude moderne et confortable du So Mauritius, vous pouvez toujours aller au Royal Palm ou au Paradis. Deux autres hôtels approuvés par votre serviteur qui, eux, n’ont pas besoin de se faire connaître.

En tout cas, gardez en tête que vous pouvez dormir dans l’avion, voyager de nuit et arriver dans une des plus belles îles au monde le temps d’un long week-end.
Et par la même, vous changer la vie.


Emery Doligé

 

Sofitel So Mauritius
Royal Road
Beau Champs
Bel Ombre
Île Maurice
92 suites et villas
A partir de 258 €/nuit

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