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Goodwood Revival 2016

Goodwood Revival 2016

Non sans un certain dédain, un blogueur automobile français a réduit le Goodwood Revival à un gigantesque carnaval. Sans le savoir, il lui rendait peut-être là le plus bel hommage. Car le Goodwood Revival est avant tout une immense fête.

Fête de la belle automobile bien sûr. Quel autre rassemblement au monde est capable de faire courir ensemble, une heure durant un vendredi soir, six Ferrari Chassis Court, une Aston Martin DB4 GT Zagato, deux Ferrari GTO, des Type E semi-lighweight lors du Kinrara Trophy dédié aux autos fermées pre-1963 ? Avec pour vainqueur Tom Kristensen, seul pilote au monde à avoir remporté neuf fois Le Mans ? Et de répéter ce spectacle à l’envie avec d’autres courses de même niveau ? La réponse est simple, aucun. Sir Jackie Stewart en parle comme du plus bel événement au monde et il a certainement raison, lui qui est pourtant un habitué de Pebble Beach, des Mille Miglia ou du Grand Prix de Monaco Historique. Mais la fête dont on parle est aussi présente sur les parkings des visiteurs où se côtoient automobiles de pedigree et voitures improbables.

Fête des sens ensuite. Bien que le Revival soit devenu un événement planétaire, avec une délégation française qui ne cesse de s’agrandir, il reste britannique dans l’âme. On y boit du Veuve Clicquot en dansant jusqu’à plus soif. On y pratique le Five O’ Clock tea en dégustant des sandwichs au concombre ou des scones. On boit une Pale Ale bien trempée en tenue d’officier de la Seconde Guerre mondiale tout en contemplant des Jaguar Type C pilotées avec brio par des producteurs de rock.

Fête de la mise en scène également. Le propriétaire des lieux, Lord March – de son vrai nom Charles Gordon-Lennox, Earl of March and Kinrara – est avant tout un passionné de cinéma et de photographie. A 17 ans, il a l’immense opportunité d’assister Stanley Kubrick sur le tournage de Barry Lindon où celui-ci exige lumières naturelles et bougies comme seuls éclairages. Ce souci du détail et de la mise en scène, on le retrouve aujourd’hui sur les stands de moto tout en tôle, au bord de la piste, dans le Drivers Club reproduisant un mess des officiers durant la Seconde Guerre mondiale, dans la tente accueillant des danseurs qui vous plongent dans les années folles… Cette année, le Revival rendait hommage à la finale de la Coupe du Monde Angleterre – Allemagne de 1966. Terrain de foot reconstitué avec ballons d’époque, banderoles, groupes de fans bruyants… tout y était ! Sans compter le bal du samedi soir où il était, cette année, recommandé de se déguiser en héros de bande dessinée. L’occasion de retrouver Lord March en Joker effrayant ou Sir Stirling Moss et son épouse en Mickey et Minnie Mouse !

Le Revival étant devenu un pèlerinage planétaire, avec comme corollaire des foules un peu imposantes,  on ne peut que vous recommander de vous y rendre tôt. Idéalement vous irez en automobile ancienne à l’instar du Veuve Clicquot Run to Goodwood parti de Reims avec un convoi réunissant le meilleur des automobiles italiennes et britanniques, notamment deux superbes Ferrari 275 GTB, deux Jaguar XK120, une AC Aceca, une Bentley Coupé et une fort rare Aston Martin DB6 Vantage couleur… Goodwood Green, on ne se refait pas !

 

Etienne Raynaud
(Photographies : Lucile Pillet et Etienne Raynaud)

 

Goodwood Revival

 

 

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