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Merveilles mécaniques à la galerie J. Kugel

Merveilles mécaniques à la galerie J. Kugel

Ici, chaque œuvre, chaque meuble, chaque objet possède une histoire. Passer la porte de l’hôtel Collot, qui abrite la galerie des frères Kugel, cinquième génération d’antiquaires du nom, c’est pénétrer l’écrin d’un monde précieux.

Fidèles à leur réputation, Nicolas et Alexis Kugel ont rassemblé plus de trente automates de la Renaissance pour les exposer au premier étage de la galerie. Réalisés entre 1580 et 1630, les pièces de ce prodigieux bestiaire sont impressionnantes de finesse et d’ingéniosité. C’est également l’occasion d’observer de plus près ces mécanismes qui fascinaient toutes les cours d’Europe au XVe siècle, comme ce montreur d’ours, dont le ressort-moteur conjugué à des mécanismes de mise en mouvement devint la spécialité de la ville impériale d’Augsbourg. Particularité germanique, les horloges à automates conquirent le monde entier, de l’Empire ottoman à la Chine.

Il faut venir quelques minutes avant que ne sonne l’heure… Sous nos yeux, la matière prend vie. Là, un cornac à la figure d’ébène abaisse son trident sur un éléphant dont la trompe se balance ; ici un lion en bronze et cuivre dorés roule des yeux, ouvre la gueule et pose sa patte sur un écu aux armes de la famille del Bufalo ; plus loin, un très rare exemple de cavalier turc – seuls trois modèles en sont aujourd’hui connus – élevant son cimeterre. Au fond, une femme en vermeil roulant sur la table pour apporter à son propriétaire le verre – peut-être est-il rempli afin d’impressionner les convives –  placé entre ses mains.  Le clou du spectacle ? Sans doute l’horloge figurant le char de Bacchus, réalisée à Augsbourg entre 1590 et 1600. On ne peut qu’admirer le gargantuesque Bacchus riant, levant sa coupe, ses satyres, ses ours musiciens et ses éléphants animés, le char doré à cinq roues avançant doucement. Etourdissants témoignages de la science et de l’art de la Renaissance, leurs yeux continuent de rouler dans nos mémoires. Le spectacle terminé, ne reste alors qu’un seule chose : l’enchantement.

 

Elsa Cau 

 

Un bestiaire mécanique, horloges à automates de la Renaissance, 1580-1640
Jusqu’au 3 décembre à la galerie J. Kugel,
25 quai Anatole France
75007 Paris
Accès libre, du lundi au samedi, 10h30 – 19h.

 

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