C’est un peu comme si un petit bout de Brooklyn s’était posé aux abords de Pigalle. Une salle en portefeuille grande comme un mouchoir de poche, des murs de brique rouge, des chaises métalliques, quelques cadres noirs bordant des photos d’une Italie de fantasme, céramiques underground et vue sur la cuisine, où un immense four débite à longueur de journée des pizzas que l’on vend ici à la coupe (et donc au poids, entre 22 et 32 €/kg). Un bout de Brooklyn mâtiné de sauce tomate donc.

Les pizzas sont aussi délicieuses qu’aguichantes derrière le comptoir où elles se laissent reluquer avant la commande. La pâte est fine et croustillante, les saveurs franches et vives, les goûts allant du plus sage (roquette et tomates cerise) au plus surprenant (julienne de courgettes ou saucisse sicilienne épicée – salseccia – sur lit d’oignons doux). Mes préférées : celle aux petites olives noires de Sicile, fortes en caractère et celle aux aubergines, aux saveurs rondes et douces, presque sucrées. Service à casquette de Poulbot, un peu bordélique mais très chaleureux.

Et pour moi, un atout maître qui me fera repousser la porte très vite : une enveloppante odeur de pain chaud qui vous fait frissonner les narines dès l’arrivée : divin. Compter une dizaine d’euros. C’est donné pour un tel voyage.

 

Pizza di Loretta
62, rue Rodier
75009 Paris
01 48 78 42 56
Fermé le lundi.
Vente sur place ou à emporter.