Le Monkey Shoulder est un whisky à ne pas confondre avec le Gin Monkey 47. Décidément, le singe à le vent en poupe dans le domaine des spiritueux ! Pourquoi ce nom si mystérieux ? Pour le savoir il faut remonter dans le temps et se diriger précisément à Dufftown en Ecosse, située au bord sur la rivière Fiddich. Ville célèbre pour ces neufs distilleries dont six toujours en activité. Mais l’autre particularité de cette ville est qu’une partie de la population semble souffrir ici d’une étrange maladie : l’épaule du singe  (monkey shoulder en anglais). Une arthrose que l’on attrape dans les distilleries à force de travailler à bout de bras, dans des courants d’air, l’orge nécessaire à la fabrication des whiskies écossais. Il n’est pas rare de croiser dans cette ville un épicier ou un barman témoignant de l’existence de ce fameux mal, à l’époque où les machines n’avaient pas encore remplacé les hommes pour ces travaux si pénibles. C’est en hommage à ces ouvriers qui ont contribué à fabriquer des whiskies d’excellente qualité que Monkey Shoulder a donc été créé.

Sur votre bar, le design de la bouteille pousse à la découverte, avec ses trois petits singes accrochés sur l’épaule de la bouteille. Puis en connaisseur, votre regard se tourne tout de suite vers l’étiquette pour connaitre l’âge de cette curiosité. Et là, surprise : aucune mention d’âge.  Vous criez au scandale et voyez l’arnaque marketing… Et pourtant. Il s’agit tout simplement d’un triple malt Scotch Whisky : un blend issu de trois des meilleures distilleries de single malt.

Avec une note de 93% dans la whisky bible 1996 de Jim Murray, vous voilà possesseur d’un très bon whisky. Avec une pointe d’impertinence en plus !

 

Mickaël Guidot

 

Prix : 30 Euros.
En vente sur whisky.fr ou chez votre caviste.