Lorsque l’on parle rhum, on s’imagine tel Robinson Crusoé, sur une ile déserte des Caraïbes à siroter un mojito devant notre cabane en bois les pieds dans l’eau. Le rhum tout le monde connait : vos amis vous en ramènent régulièrement une bouteille, pas toujours très bonne en disant : « tu vas voir c’est local et c’est le meilleur qui existe ».

Malheureusement c’est souvent le drame quand vient le moment de la dégustation et que les conditions climatiques à Paris ne sont plus les mêmes : ciel gris, températures proches de 0°… et le rhum finit souvent au fond de la casserole en grog. Les vacances et le cadre dépaysant permettent aux touristes de transformer un vulgaire vin de table en château Cheval Blanc…

Techniquement parlant pour réaliser du rhum, il faut des cannes à sucre. Et on en trouve certes aux Caraïbes, mais également en Inde, en Australie, en Chine et même au Mexique, mais qui a laissé place à la culture de l’agave. Le pays qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui est Les Philippines et plus précisément la petite île de Negros Occidental où le rhum Don Papa est distillé. Le richesse du sol volcanique de cette petite ile, combiné au climat en fait la capitale du sucre des Philippines.

Passons à la dégustation. Un rhum âgé de 7 ans vieillit en fût de chêne qui lui confère une belle couleur dorée au regard. Pourtant dès que vous porterez le verre à votre bouche pour la dégustation, ne vous attendez pas à la puissance où la carrure d’un vieux breuvage. Avec Don Papa vous ressentirez plutôt de la légèreté et un goût sucré qui peuvent déstabiliser, avec des notes de miel, vanille et fruits confits.

Ce n’est donc pas une bouteille pour les grandes occasions mais bien un rhum à placer dans votre bar bien en évidence pour son packaging  très réussi et à servir au quotidien pour vos apéritifs ou cocktails. Une curiosité plutôt agréable en somme.

 

Mickaël GUIDOT

 

Prix : environ 40 Euros
Disponible : Les Caves du Roy (31, rue Simart – 75018 Paris)