D’abord, il y a la bouteille : une ligne fine, des nuances de gris et quelques détails rouges. Des noms intrigants sont gravés en relief dans le verre.

Ensuite vient le goût : épicé, il exulte de saveurs de pins et de baies de genièvre. Des premières notes fraîches se font plus profondes et plus sèches au palais. Un dernier zeste de citron vient calmer la chaleur qui embrase la bouche.

Enfin, on apprend l’histoire : l’île d’Islay pour berceau, sa végétation riche comme trésor et des tonneaux de whisky pour voisins.

C’est l’une des neuf distilleries de l’île, Bruichladdich, qui a tenté l’expérience de compléter sa production de whisky par celle du gin. A raison. Car The Botanist est une véritable réussite et un gin d’exception.

Sa distillation est extrêmement lente. La température est régulée sans l’aide de thermomètres. Une fois que l’alcool à l’origine du processus a atteint la bonne température, les premières plantes et épices sont incorporées dans un ordre fixe. Elles macèrent durant douze heures avant que les premières vapeurs ne s’évaporent dans 85 tubes de cuivre – ce métal a des vertus nettoyantes. A la fin du circuit, seules les vapeurs les plus pures et légères atteignent les vingt-deux plantes de l’île d’Islay qui viennent enrichir son goût. Vingt-deux plantes dont les noms sont gravés sur la bouteille ornée du même chiffre écrit en rouge…

L’ajout de ces plantes locales et la lenteur de la distillation (c’est l’artisan de la renaissance de Bruichladdich en 2001, Jim McEwan, qui a corrigé l’alambic de type Lomond pour obtenir cette distillation à une pression de 0,2 bar) font du Botanist un gin unique auquel aucun autre ne ressemblera.

L’alliance du savoir-faire, de la passion et du goût.

 

Louise Bollecker

 

The Botanist
Plus d’informations sur le site de Bruichladdich.
Vous pouvez acheter The Botanist ici (38,99€ la bouteille)
ou à la Maison du Whisky (42€ la bouteille), 20, rue d’Anjou, 75008 et 6, carrefour de l’Odéon, 75006