Style et complicité père et fils, la combinaison gagnante de Ludovic & Dimitri le Bœuf.

Ludovic le Bœuf n’est pas un inconnu du Tour Auto, il l’habille.

Car celui qui pilote à la ville la marque Alain Figaret qu’il a contribué à rajeunir, notamment au travers de son implication dans le sport automobile, faisant de cette belle maison française l’équipementier officiel de nombreuses épreuves (Tour Auto, Le Mans Classic…) ne manque jamais de revêtir sa combinaison pour aller courir avec sa Jaguar Type E.

Si la passion des automobiles l’a toujours animé, celle-ci est longtemps restée contemplative, portée par son goût du design et d’un certain art de vivre. Mais ça, c’était avant de sauter le pas avec cette Jaguar Type E de 1962 vendue à Hong Kong et rachetée non roulante mais complète… L’auto, très polyvalente, subira d’ailleurs de nombreux ajustements et préparations au fur et à mesure que son pilote deviendra plus compétitif et gourmand de performances.

Ludovic est l’incarnation même du gentleman driver charmant dans les paddocks, courtois sur la route et toujours prêt à en découdre à la loyale sur piste. Il aura fort à faire cette année au sein du plateau 4, un des plus compétitifs du Tour Auto face aux puissantes et redoutables Cobra et autres Type E semi-lighweight très affutées. C’est parmi ces autos qu’on devrait sans doute trouver le vainqueur de l’édition 2015.

Ludovic connu pour être à la fois très régulier et compétitif sera à suivre d’autant plus que rien n’est plus vrai sur un Tour Auto que la célèbre maxime : ‘to finish first, you must first finish’ !

Cette nouvelle participation de Ludovic Le Boeuf au Tour Auto incarne également à merveille un des plaisirs de l’automobile historique, celui de la transmission inter-génération de cette passion puisqu’il court cette année avec son fils Dimitri, 19 ans qui est certainement le plus jeune et chanceux concurrent de l’épreuve. Sa tâche sera néanmoins rude : décrypter le road-book, gérer les parcours de liaison pour pointer dans les temps, chronométrer son père en piste, l’assister dans les spéciales pour lui signaler les pièges… et aussi se lever à 4h45 pour un départ hyper matinal du Grand Palais.

Nous le croiserons certainement à Vichy fatigué et heureux. Le Tour Auto, ça se mérite après tout !

 

Etienne Raynaud
(Photographies Alain Figaret et Rémi Dargegen)