Les amoureux des belles automobiles ont quelques lieux de prédilection pour se retrouver entre passionnés. Longtemps une spécialité européenne et française, les Concours d’Elégance sont à eux seuls une classe d’évènements à part désormais omniprésents sur le sol américain et connaissant un retour en grâce en Europe. A ce jour, l’Europe ne peut rivaliser avec Pebble Beach, la star mondiale, qu’avec trois manifestations. L’intimiste et très courue Villa d’Este, le Concours d’Hampton Court en Angleterre qui déménage en Ecosse en Septembre et le récent mais déjà très couru concours « Arts et Elégance » de Chantilly.

La Villa d’Este, c’est la combinaison de quelques atouts indéniables.

Le lieu tout d’abord, superbe et intemporel jardin et palace au bord du lac de Côme mêlant le meilleur de la dolce vita italienne et d’une grande tradition d’accueil de stars, qu’elles soient automobiles ou acteurs en villégiature.

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La sélection impeccable de 50 automobiles rares des années 20 aux années 70 ensuite, uniquement celles jugées suffisamment remarquables pour avoir marqué l’histoire de l’automobile au regard de leur dessin, de leur carrosserie à part, de leur pedigree ou palmarès en course.

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C’est enfin le soutien indéfectible de BMW, garantie d’un concours pérenne et de l’éclosion annuelle d’un prototype rendant hommage aux grandes heures de la marque à l’hélice, cette année un très agressif coupé jaune neo-retro en droite ligne de la 3.0 CSL.

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Ajoutons la proximité de quelques carrossiers ou constructeurs italiens de renom venus présenter des prototypes jamais vus en extérieur – cette année la Lamborghini Asterion notamment – ou encore de celle des Mille Miglia qui garantissent la venue de quelques autos stars débarquées des Etats-Unis pour fouler les pelouses de la Villa d’Este et le parcours exigeant de la course star.

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Bref, le plus dur est finalement d’obtenir le sésame pour venir admirer de plus près ces autos. Notre coup de cœur ira cette année à la sublime Ferrari 250 Tour de France, à la patine éloignée des standards de restauration sans âme et aux couleurs des plus rares et inhabituelles.

 

Etienne Raynaud
(Photographies : Lucile Pillet)