Une vodka de lait !? Non vous ne rêvez pas. Nouvelle invention d’un obscur fabricant ? Certainement pas.

Pour tout comprendre, il faut revenir quelques siècles en arrière, au XVIème siècle, pendant le règne François Ier. Celui-ci, un jour fort malade, se voit prescrire une cure de lait de brebis fermenté sur les conseils d’un médecin turc. Le lait fermenté est ainsi introduit en France.

Près de cinq siècles plus tard, toujours en France, l’idée a fait son chemin. La distillerie Gimet, en région d’Armagnac s’intéresse au procédé et se met en tête de lancer une vodka à base de lait inspirée de la culture mongole dont le breuvage est originaire. L’objectif n’est pas médicinal mais expérimental et gustatif. Lactalium vient de naître. Sa fabrication est faite à partir de lait français des montagnes d’Auvergne, ayant fermenté 10 jours. Puis trois distillations interviennent dans des alambics en cuivre (certaines vodkas françaises vont jusqu’à cinq distillations).

Débutons la dégustation. Commencez par sortir la bouteille de son élégant étui métallique puis ouvrez-la. Ici point de bouchon à vis, mais un système de bouchon mécanique original, associé à un contenant en verre. Dans les premières secondes qui suivent l’ouverture, une légère odeur de lait fermenté s’échappe. Douce et agréable au nez, celle-ci dénote des traditionnelles bouteilles de vodka. Aucune agressivité à ce niveau là. En bouche, c’est encore plus étonnant : c’est d’abord la rondeur apportée par le lait que l’on sent puis la force de la vodka qui vient prendre le dessus, s’installe et finalement l’emporte.

Lactalium Vodka se boit pur ou, pour les plus frileux, en accompagnement d’un cocktail, offrant ainsi l’occasion de donner un bon coup de fouet aux traditionnels White Russian, Sea Breeze et autres Caïpiroska ou Spanish Bomb…

 

Mickael Guidot

 

Lactalium
Prix constaté : 55 euros (70 cl).
Disponible en restauration et hôtellerie de prestige (Apicius, Prunier, Hôtel Costes…)