Le col roulé, soit aimé, soit décrié ne laisse pas indifférent. Il paraît qu’il ne va pas à tout le monde. Vraiment ? Comme bien d’autres pièces vestimentaires, pourrions-nous répondre, sachez donc trouver celui qui vous sierra le mieux ! Alors lequel faut-il acheter ?

Un très fin à la limite du sous-pull, vous savez celui en acrylique de couleur moutarde dans lequel vous pleuriez dans la cour d’école ? Non pas celui-là bien sûr.
Le massif tricoté en grosse laine et porté par des mannequins filiformes et Ernest Hemingway ? Non, on évitera en ville, on pourra le réserver uniquement aux sports d’hiver pour aller boire un verre entre amis dans un vieux chalet.

Parlons plutôt du col roulé simple, celui avec lequel vous pourrez faire bon nombre de combinaisons vestimentaires, un double fil en cachemire ou laine Mérinos, qui ira à tout le monde à condition de choisir la bonne couleur et le bon fit. Une fois la bonne taille déterminée (ni trop loose, ni trop moulant), voici 5 manières de le porter cet hiver, puisqu’on nous informe qu’il est la grande tendance hivernale chez l’homme. Mais cela vous n’en avez que faire, le Grand Duc joue dans le feutré intemporel !

Col roulé + blouson en cuir.
Back to the 70’s, mais sans obligatoirement porter la moustache. On jouera sur les contrastes. Un blouson de cuir noir type A1 avec un col roulé rouge ou crème, un blouson type Bombardier couleur châtaigne avec un col roulé de couleur rouille ou bleu marine. Une belle allure de driver pas toujours gentleman comme notre éternel Bébel au volant de sa Fiat 124 Special T rouge dans le film Le Casse

Col roulé + costume.
Attention aux mélanges de matières. La flanelle du costume adore le cachemire du col roulé. En revanche votre laine froide type Super 100 de votre costume toute saison non ! Problème de compatibilité. Un peu comme la veste en tweed et le t-shirt de coton. Passé cette étape, on mariera facilement un col roulé noir avec un costume gris (si les nuances vous échappent à nouveau, un petit tour ici s’impose), un bleu marine avec un col roulé couleur craie. Voire un costume en tissu type Prince-de-Galles comme le porte souvent Monsieur Ralph Lauren.

Col roulé + veste de sport.
C’est là que vous pouvez vraiment vous amuser ! Toutes les couleurs fonctionnent à condition d’être en harmonie ou décalage. Comme pour le costume, les matières entre les deux pièces doivent s’accorder. Donc pas de veste de coton avec. On harmonise comme Steve McQueen dans Bullitt avec col roulé bleu marine et veste de Tweed aux couleurs automnales. On se la joue Italien en week-end avec jeans usé, col roulé mandarine ou vert anis et veste croisée en gros lainage… Combinaisons infinies.

Col roulé + manteau.
On poursuit la grande tendance consistant à porter le manteau, le Trench ou le Mac directement sur une pièce en maille ou une chemise, sans veste. Cela permet une pièce plus fittée, pour une allure plus racée, moins conventionnelle et datée (manteau + costume + cravate…) et met le col roulé en valeur. Vous pouvez même glisser entre les deux une bonne veste en jeans. Ça marche très bien. On restera dans des couleurs sobres tant pour le manteau que le col roulé. N’est pas Ron Burgundy qui veut !

Col roulé et c’est tout.
Vous aimez le col roulé dans sa version noire, celle qui rend l’homme désirable paraît-il ? James Bond l’adopte à nouveau dans Spectre, pour le nouvel opus de la série, comme Roger Moore l’avait porté dans Live And Let Die ou Pierce Brosnan dans Die Another Day. Bon bien sûr il faut aussi pouvoir l’assumer simplement sur soi. A voir avec votre taille, gabarit, assurance,… tout ça quoi !

Enfin si pour certains le col roulé est une torture au niveau du cou, pas de panique, les Italiens ont la solution. Porter une chemise en denim ou coton Oxford en dessous et remonter le col pour laisser apparaître les pointes. Vous pouvez rire de cette mise vestimentaire assez originale mais souvenez-vous que vous avez aussi rigolé de leurs pantalons courts et étroits et en couleurs
… ou de leurs doudounes sur leurs vestes
… ou de leur parka avec col en fourrure…

 

Guillaume Cadot