Vous venez de perdre votre Submariner au Casino de Trouville (le magasin pas l’établissement de jeu), Tatiana vous a par conséquent quitté, et Ségolène Royal va vous empêcher de circuler dans Paris avec votre Golf TDI toute neuve pour cause de logiciel truqueur. La bise est venue, vous avez froid aux poignets, que vous enfoncez profondément dans vos poches vides afin de tenter de les réchauffer.

Les rêves de Calatrava se sont envolés, mais vous ne pouvez décemment pas vous pointer au bureau en vous y affichant avec la Swatch que votre parrain vous a offert pour votre grande communion. Hors de question de vous fondre dans la vague des Fossil, Diesel voire Tissot, au mieux, de vos collègues, de se faire snober à la machine à café par les afiniciodos de manufactures et de voir Svetlana tourner les talons et la tête lorsque vous essaierez de vous assoir à coté d’elle au restaurant… d’entreprise, mais quand même.

Afin d’éviter le tout-venant sans sombrer dans le bizarre, la facilité vous amène à feuilleter le catalogue Seiko. Même si c’est beau, que c’est abordable et qu’il s’agit de la plus grande manufacture, le nom fait un peu boy’s watch. Reste donc à se tourner vers sa filiale Orient, son modèle Bambino et ses différentes déclinaisons, habillées, discrètes mais qui attirent l’oeil.

La montre est une femme, le bracelet sa robe. A ce tarif là, vous aurez droit à un beau modèle imitation skaï de chez C&A. Vos finances étant toujours dans le rouge violacé, adieu bracelets en peau de veau, vache ou cochon. Fuyant comme la peste cette maladie consistant à porter des bracelets NATO sur n’importe quoi et n’importe comment, vos yeux hypnotisés par ce boitier que l’on pourrait croire sorti des années 70, la solution s’impose, il vous faut un perlon.

Vous pouvez passer votre dernier week-end l’esprit libre en terrasse, votre cartable est bouclé, vous avez votre montre de rentrée.

 

Arnaud Bulteau

 

Orient Watches
A partir de 199 €