Amateurs de whisky, les français sont également grands consommateurs de saké. Il y a quelques jours se tenait d’ailleurs à Paris le Salon du Saké. Et une poignée d’entrepreneurs viennent également de lancer le premier alcool de riz français. Kampai!

Qui l’eut cru? Lors de la dernière fashion week, la boisson qui a le plus tourné les têtes du mundillo de la couture et des modasses était non pas un sky, ou une vodka, encore moins un gin ou un cognac, non, c’était un saké. Mais attention, pas n’importe lequel, s’il vous plaît, un saké français, tout juste sorti des alambics, Heavensake. Et le type le plus pur, Junmai Daiginjo, obtenu par polissage du riz, sans ajout d’alcool. Il est bien loin le temps où l’on se devait d’accepter par politesse une rasade de tord boyaux dans le sushi bar en bas du bureau, avant de traîner toute la journée un arrière-goût de lave glace ou de nid d’hirondelle dans la bouche.

Le saké est devenu le nouvel Eldorado des branchés comme des gastronomes. Alain Ducasse produit depuis dix ans son propre saké, des bars dédiés à cette boisson nippone fleurissent à Paris ou à New-York, et les meilleurs chefs cuisiniers s’intéressent à cet alcool raffiné dont il existe autant de variantes que d’eaux-de-vie sur les rives de la Charente. Premier saké franco-nippon, Heavensake est produit par la maison traditionnelle Dassai, référence absolue du genre, sur les collines d’Iwakumi, au sud de l’archipel japonais. C’est Régis Camus, chef de cave des champagnes Piper-Heidsieck, réputé mondialement pour ses qualités d’assembleur, qui élabore Heavensake. Le blend du pays du soleil levant exhale des arômes de muguet, d’iris, de lilas et de jasmin, avec des notes herbacées. Au goût, c’est fruité, équilibré et doux.

« Pur, léger, unique » assure la baseline de la marque, qui entend bien se positionner comme une alternative au champagne. Rien de moins.

 

Thibaut Mortier

 

HEAVENSAKE