Quand l’hiver commence à piquer la peau et qu’il faut se protéger du froid, faisons comme nos lointains ancêtres, habillons-nous d’une peau de bête ! Sortons de l’écrasante mode de la parka « doudounée » en tissu synthétique pour privilégier une peau retournée lainée comme le sheepskin ou le shearling coat.
Rempart contre le froid, douceur incomparable et esthétisme luxueux font de ces investissements à long terme des pièces intemporelles à conserver toute sa vie. Sans oublier que cette (vraie) laine de mouton habille déjà bon nombre de doublures de nos manteaux et autres blousons.

Depuis que l’homme est homme, il s’habille de peau.

La préhistoire ignorant tout de la flanelle de laine, la peau de bête était la norme pour passer les époques glaciaires au chaud. À l’Âge du fer, porter de la peau signifiait déjà un statut social à part.

Dans cette matière, le vêtement contemporain de référence demeure la B3 bomber jacket des années 1940. Une protection maximale qui, avec son grand col en laine de mouton, réchauffait l’intérieur des pilotes de bombardiers B17 volant à haute altitude.

A partir de années 1950, vient le temps des stars d’Hollywood et des shearling coats à l’écran : Marlon Brando dans On The Waterfront, James Dean dans Giant, Robert Redford dans Downhill Racer (dont nous avions analysé le style ici), Ryan O’Neal dans Love Story… Vingt ans plus tard, on bascule dans l’esprit pop et fourrure avec le manteau « pimp » de l’incroyable Del Boy, présentateur excentrique à la BBC. Puis ce sont les années 1990 qui font ensuite revivre cette peau mythique non plus sur les épaules mais aux pieds des surfeurs australiens, comme Shane Stedman, avant d’envahir les trottoirs des villes grâce à Ugg et ses (affreuses) boots qui tiennent chaud quand on sort de l’eau…

Pièce éternelle du vestiaire masculin.

Heureusement, la culture du « moins mais mieux » gagnant toujours, la pièce vestimentaire en mouton retourné revient sur le devant de la scène, comme la mythique Barbour, l’éternel Baracuta ou la parka M65. Du beau, du bon, du solide, du fonctionnel. Ce que nous aimons chez les Grands Ducs ! Un luxe né de l’âge de pierre.

Car le manteau en peau est cher, on ne vous le cache pas (compter au moins 1 000 €). Mais avec, vous jouerez sur le long terme ! Vous avez les moyens ? Le manteau Purple Label chez Ralph Lauren est fait pour vous. Si vous souhaitez une version plus courte et moins onéreuse, rendez-vous chez Hackett, Beltstaff ou AllSaints pour un format caban.

Vous n’avez pas peur de passer pour une fashion victim de luxe ? Burberry, Gucci, Tom Ford, Loewe proposent aussi de magnifiques blousons à l’intérieur douillet. Jetez un œil sur MrPorter et préparez votre Amex Centurion !

En France, on s’intéresse de près à Balibaris pour ses prix et à Hartford pour son style preppy, mais on redécouvre aussi avec plaisir La Canadienne. La mythique marque lyonnaise propose, depuis 1949, un manteau en peau lainée marron foncé avec boutons en cuir, garantie à vie. On pense enfin à la Maison Chapal, fournisseur français des grandes maisons de couture et de l’US Air Force depuis 1832.

Nous aimons aussi beaucoup les versions « military spirit » de Legendary USA ou la réinterprétation par Vetements, en coupe très courte, du bomber B3.

Mais notre coup de cœur vient de la marque écossaise Simmons Bilt qui réalise, à vos mesures, des blousons et manteaux en peau suivant les modèles proposés ; le Polaris entièrement habillé sheepskin avec ses poches cargo en canvas est une pure merveille. La signature de cette pièce nous convient d’ailleurs très bien : « Polaris, for the Adventurer, Motorcyclist or Car enthusiast ».

La laine de mouton, seconde peau de l’homme moderne depuis la nuit des temps…

 

Guillaume Cadot

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