Organisé à la veille de la 3ème édition du Rallye d’Aumale, le Rallye des 3 Forêts rend hommage au Rallye des Forêts organisé dans les années 1950, aux abords de Senlis. Il alliait, à l’époque, une épreuve d’orientation, une course de côte, un passage sur circuit ainsi que des épreuves de vitesses… Un rallye tout-en-un, qui mettait à l’épreuve l’habileté des pilotes et la concentration des copilotes… sans négliger l’agilité de leurs montures.

Dès le samedi 8 avril, à midi, les organisateurs accueillaient un à un les équipages engagés pour les vérifications d’usage sur le circuit des Ecuyers.

Divisées en 3 plateaux, les automobiles présentes allaient de la MG TC à la Porsche GT3, avec un nombre légèrement supérieur de sportives modernes.  On a notamment pu apercevoir  des MG B, Triumph TR3, Lotus Elise, Porsche 906 Replica, 914 & 911, R5 Turbo, Ferrari 456, Jaguar F-Type et autres Ford Mustang…

Faute d’avoir pu fermer la route pour organiser la course de côte, les organisateurs avait préparé un programme presque identique à ce que les concurrents du Rallye des Forêts ont pu connaître il y a maintenant une soixantaine d’années… avec un passage sur circuit puis un rallye de navigation jusqu’au Polo Club de Chantilly. Les 3,5 km du circuit ont vu tour à tour passer les trois plateaux pour trois sessions de vingt minutes chacune. Malgré quelques petites frayeurs pour certains et quelques ennuis mécaniques pour d’autres, le plaisir était le même pour tous… Celui de pouvoir faire vrombir le moteur de sa belle, quelle que soit sa cylindrée.  Au passage sur circuit suivit le rallye de navigation, mêlant orientation avec passage de check-points et recherche d’indices sur un parcours qui emmena les équipages sur de très belles routes entre Champagne et Picardie.

Une boussole et de bons yeux étaient donc fort utiles pour l’ensemble des équipages engagés… Certaines cases indiquaient ainsi « 60° Nord » ou « 45° Sud-Est » alors que d’autres directions étaient codées par des combinaisons de chiffres et de lettres.
Une dizaine de panneaux représentant des logos de constructeurs, partiellement modifiés, était également disposée çà et là sur le parcours afin d’ajouter une difficulté supplémentaire et ludique à ce rallye d’une centaine de kilomètres.

Ne manque ainsi plus qu’une épreuve de course de côte et une épreuve de vitesse sur les pistes de  l’aérodrome de Creil pour être dans le ton de ce qui était proposé à l’époque… une broutille !

Félicitations aux bénévoles du Rallye d’Aumale pour leur organisation quasi professionnelle.

 

Grégoire Thorel
(Textes et photographies)