Revival du mythique Tour de France Automobile disparu en 1986, le Tour Auto, tout en style et performance, est le rendez-vous automobile le plus couru des professionnels et amateurs chaque année. 

Lundi 25 avril dernier, la longue file d’attente qui s’étend de part et d’autre du Grand Palais nous rappelle que les Parisiens aiment plus l’automobile que l’on voudrait nous le faire croire. Ainsi si les élégants se pressent au cocktail, la journée ouverte au public a vu défiler de enthousiastes venus parfois de loin pour admirer les 230 automobiles de ce 26ème Tour Auto.

Bien entendu, le plateau est exceptionnel : on est étourdis devant ces rangées de Ferrari 275GTB ou 250 SWB, ces Cobra musculeuses ou encore ces Type E en tenue de sport. Aux côtés des divas s’alignent pourtant des autos de course méconnues. Une dizaine d’entre elles, françaises et artisanales, étaient mises à l’honneur cette année, des DB Panhard côtoyant des Jidé et une BSH.

Mais n’oublions pas que le Tour Auto est une véritable course. Les plateaux Véhicules Historiques de Compétition (VHC) n’amusent pas seulement la galerie : les 11 épreuves spéciales sur routes fermées et 4 sessions sur circuit ralliant Biarritz depuis Paris en passant par Saint-Malo, Nantes, Limoges et Toulouse sont là pour en témoigner. Et c’est un spectacle impressionnant que d’admirer des GT40 ou des Cobra négocier à fond des virages en épingle… En régularité, l’ambiance est tout aussi sérieuse, voire studieuse, obligeant pilotes et copilotes à jongler avec les tables horaires pour maintenir absolument la moyenne choisie, le tout avec style bien sûr !

Cette année, le Tour Auto innovait, partant plein Ouest après l’étape sur le circuit du Mans, gagnant ainsi Saint Malo, Saint Goueno, les Roches du Diable et Port Louis. Le public breton était nombreux sur les routes, répondant avec ferveur à cette première en dépit d’un temps frais qui vit même quelques flocons s’abattre mercredi matin sur des concurrents préoccupés.

Si les pilotes et co-pilotes ne se ménageaient guère, en témoigne le rythme impressionnant en spéciales ou les joutes disputées sur circuit, ils profitaient aussi de pauses restauration de tout premier ordre et des étapes de gala chaque soir. L’occasion pour Gentlemen Drivers et pilotes aguerris de revenir sur leurs performances du jour… Avec plus ou moins de bonne foi !

Au terme de ces quelques jours intenses, la Ford GT40 menée de main de maître par un équipage expert (les britanniques Andrew Smith et James Cottingham) triomphait de cette 26ème édition en VHC, fait remarquable au regard du profil des épreuves sur route peu propices à cette bête de circuit, vainqueur de 4 éditions des 24H du Mans.

 

Jérôme Langlais
Photographies Rémi Dargegen

Tour Auto – Optic 2000
Du 24 au 30 avril 2017
5 jours de compétition
Départ de Paris – Arrivée à Biarritz
11 épreuves spéciales, 4 circuits
240 véhicules
Conditions d’inscription : posséder une voiture d’un modèle
ayant participé à l’épreuve entre 1951 et 1973.