Réveillons nous chers Grands Ducs ! L’été frappe à nos portes et pour se rafraîchir à l’heure de l’apéritif, les alternatives ne manquent pas, à l’image d’Escubac, tout droit venu de Londres.

La plupart de nos contemporains vont d’ici peu se jeter dans le grand bain du Mojito. Le marché de Rungis connaîtra alors une vague de spéculation sur la menthe et le citron vert… Les images de Cuba, de fraîcheur et de liberté défileront dans nos yeux au rythme des campagnes d’affichage des rames de métro. D’autres la joueront plus italienne et les belles couleurs orangées des Spritz vont fleurir aux terrasses. Là aussi, les images de Toscane seront noyées dans des litres de prosecco sans goût. Les verres tinteront aux cliquetis des glaçons informes, qu’une paille nerveuse viendra dissoudre quelques minutes après le service…

Il est pourtant si simple de s’adonner au plaisir convivial de l’apéritif en rythmant simplicité et bon goût. Escubac est né de cette volonté de penser élégance et raffinement à l’heure de l’apéritif. Gustativement situé entre le gin et la liqueur aux herbes, s’inspirant des traditionnels apéritifs français, l’idée a pourtant vu le jour à l’est de Londres.

La proposition est élégante et rudement efficace. Le point de départ est une recette datant du dix-huitième siècle incluant quatorze botaniques dont le cumin, la noix de muscade, la cardamome et des agrumes macérés soixante-douze heures dans de l’alcool neutre. Vient ensuite la phase de distillation opérée dans la distillerie Combier, gage d’une french touch incontournable quand on parle apéritif. Le résultat se dégustera en long drink avec un tonic de qualité. Audacieuse interprétation, donc. Quant au design de la bouteille, il ne laissera pas indifférents les amateurs de graphisme minimaliste.

Yves Poupon

Escubac Modern Liqueur – 34% – 42 €