Evénement incontournable pour tous les amateurs d’automobile de collection, les Journées d’Automne ont fêté cette année leurs 15 ans. Vous pensez tout savoir (ou presque) de ce rendez-vous automobile ? Nous avons tout de même questionné Etienne Raynaud de l’Ecurie Epicure, l’un de ses fondateurs (et contributeur régulier des Grands Ducs), à propos de cette dernière édition anniversaire, organisée avec Profirst, pour vous en faire découvrir quelques aspects méconnus. Moteur !

Circuit des Ecuyers © Laurent Duchene

Sur quel circuit ont été inaugurées les JA il y a 15 ans ?

Les Journées d’Automne ont débuté sur le superbe circuit du Mas du Clos situé près d’Aubusson dans la Creuse. C’est un petit circuit privé, élégant, perdu dans la nature et créé par Pierre Bardinon, plus connu pour avoir été l’un des tous premiers amateurs à s’intéresser aux Ferrari de compétition. Le circuit qui abritait son incroyable collection lui permettait de rouler avec ses autos, le rêve de tout amateur de belles automobiles sportives !

© Laurent Duchene

D’abord intitulée Journée des Damiers, ce qui n’était encore qu’un track day sur un seul jour s’est ensuite appelé Journée Chapal, du nom de la manufacture de vêtements propriété de la famille Bardinon et intégralement fabriquée à la main localement, avant de devenir Jour d’Automne, toujours au Mas du Clos.

Quand le circuit a fermé, nous avons recréé les Journées d’Automne au circuit des Ecuyers, un circuit plus jeune sis aux portes de la Champagne mais avec un très beau cadre de forêts comme on les aime. La maison Chapal nous a d’ailleurs suivi dans leur soutien amical à ces Journées un peu à part.

Quelle est la voiture la plus rare jamais inscrite au JA ?

Les Journées d’Automne ont toujours accueilli des autos rares et exceptionnelles, qu’il s’agisse de Ford GT40, barquette Gordini, Bugatti Grand Prix ou encore, cette année, d’une superbe Alfa Romeo 8C d’avant guerre, d’une DB Panhard unique ex Targa Florio.

Nous aimons et encourageons à venir rouler avec nous les automobiles sportives d’avant guerre notamment les Bugatti qui ont toujours eu une place à part aux Journées d’Automne, mais aussi toutes sortes de barquettes de course, certaines connues, d’autres plus artisanales.

Tout ce qui a une carrosserie spéciale appartient à un constructeur oublié ou a un palmarès nous intéresse particulièrement… C’est ce mélange automobile qui créée une ambiance à part.

Lamborghini Miura © Laurent Duchene

Chaque année, des propriétaires nous font l’honneur de venir avec des autos jamais vues ou sortant d’une longue hibernation, comme cette année une Morgan Flat Rad d’usine de 1952 à palmarès dont c’était la première sortie depuis les années 50, ou cette superbe Lamborghini Miura inscrite au dernier moment car sortant tout juste de deux ans de restauration complète !

Quel est l’âge du plus jeune pilote engagé ?

18 ans. C’est une de nos fiertés et l’un de nos plus grands plaisirs, celui d’encourager cette transmission de la passion automobile entre générations.

© Laurent Duchene

Pour fêter les 15 ans des Journées d’Automne, nous avons accueilli cette année 15 équipages de moins de 30 ans à qui nous offrons des conditions financières préférentielles. Certains viennent en famille, d’autres sont propriétaires de leur première automobile. L’ambiance y gagne naturellement.

Même notre partenaire horloger était jeune cette année, la maison Baltic Watches créée sur KickStarter par Etienne, jeune passionné d’horloger des plus sympathiques et dont les premières montres de série assemblées à Besançon en ce moment-même vont vite trouver leur place sur les poignets de nombreux équipages.

Combien de nationalités y sont tous les ans représentées ?

En général, 5 à 6 nationalités, nous ouvrons les Journées d’Automne à des équipages étrangers qui aiment la France et notre WE mêlant une certaine élégance et décontraction.

© Grégoire Thorel

La présence de Veuve Clicquot en tant que fidèle partenaire aide certainement… Les Anglais étaient représentés par 9 équipages cette année, les Hollandais 4, les Belges, Luxembourgeois et Suisses sont des fidèles. Mais nous avons aussi accueilli des Allemands dont un équipage venu de la route depuis Berlin, des Ecossais qui rentraient de Milan en Lancia vers Londres, des Américains, des Gallois etc…

 

C’est quoi ce fameux Barbecue du vendredi soir ?

© Laurent Duchene

Ha ! C’est né d’une volonté de rassembler de façon informelle tous ceux qui arrivent de nuit dans l’Aisne au volant de véhicules improbables. Certains ont parcouru plus de 300 km au volant de voitures des années 30 et viennent avec des spécialités de leur région, des meat pies anglaises notamment.Nous nous tenons personnellement derrière les fourneaux avec Guillaume Cadot -dont les vestes habillent beaucoup d’équipages.

On met un point d’honneur à travailler avec le boucher du village, à proposer des volailles de la région etc… Le tout est servi avec le second vin de Château Clinet et nous avions cette année acheté notre pain chez un boulanger parisien de génie, Thierry Delabre, créateur de Panadero Clandestino. Il mériterait d’ailleurs un article complet !

Propos recueillis par Thierry Richard