L’idée initiale de cet article était de parler de la saison : l’automne, qui nous invite à faire le point sur une année déjà bien entamée, nous déleste de nos feuilles ternies – comprendre vieilles idées, vêtements râpés, projets en berne… Le thème était un peu léger, j’en conviens. Il n’en reste pas moins qu’en cette saison, on ne peut raisonnablement faire l’impasse sur le sujet de la transformation.

Nous vous invitons donc séance tenante à vous pencher sur votre état d’esprit et vous poser une question toute bête : êtes-vous du genre souple ou figé ?

Quand vous rencontrez un obstacle (pas eu la promotion attendue, pas atteint l’objectif au marathon, perdu au poker), êtes-vous du genre à vous dire : je n’ai pas encore réussi, mais c’est déjà mieux, je vais mettre les bouchées doubles pour y arriver prochaine fois. Ou êtes-vous le roi du refus d’obstacle : « je suis nul » ou « attends je vérifie, ouf, y’a pire que moi » ou encore « c’est bien la dernière fois que je m’emmerde ! »

En fonction des sujets, on verse tous un peu dans les deux catégories. C’est Carole Dweck, professeur à Stanford et grande pro de psychologie sociale, qui a posé cette équation. Après moult recherches scientifiques, elle en est arrivée à identifier deux types d’états d’esprit : le fixed mindset et le growth  mindset. Le gros avantage des adeptes du growth, c’est qu’ils pensent que leurs capacités peuvent être développées.

Comment transforme-t-on son état d’esprit ? En (très) gros on oublie qu’on doit avoir tout bon dès le premier coup et on mise tout sur l’effort, le progrès, la stratégie.  Pour creuser (et on vous le conseille), on lit le pertinent opus de Carole Dweck, Changer d’état d’esprit: Une nouvelle psychologie de la réussite.

Et un bel automne Messieurs !

Catherine Taret