On en a soupé des sneakers. Revival, éditions limitées, collaborations faussement cools… On les a vues et revues, consommées jusqu’à l’overdose, perdus dans notre recherche de la paire idéale… Alors comment faire, de nos jours, pour trouver sneakers à son pied ?

Compagnes de choix d’un chino ou éléments indispensables de votre valise d’été, les sneakers méritent amplement de sortir des sentiers battus de la consommation de masse. A la recherche de la paire idéale, tour d’horizon de ce qui s’offre à vous.  

 

© Common Projects

Les pionniers

A tout seigneur, tout honneur, Common Projects est la marque américaine par excellence. Celle par qui la révolution stylistique est arrivée à partir de 2004 : fabrication luxueuse (semelle de qualité et cousue, cuir haut de gamme, lacets cirés, doublure en cuir), offre pléthorique, design épuré mais jamais barbant et gimmick de créateur (numéro de série imprimé en lettre dorées).

Tout aussi pionnier, le créateur Martin Margiela a fait défiler dès 1999 des mannequins arborant des sneakers vintage, avant de lancer avec un succès retentissant sa propre ligne quelques années plus tard, avec pour point d’orgue une réédition des intemporelles German Army Trainers.

 

 

Les Frenchies

Face à ces pionniers, la France peut s’enorgueillir de plusieurs marques, notamment Zespa et National Standard, respectivement fondées en 2009 et 2010. Toutes deux proposent une production de qualité, principalement axée sur le créneau minimaliste.

Autre réussite française (d)étonnante, les vénérables maisons Dior ou encore Lanvin proposent depuis quelques années des sneakers déjà devenues la coqueluche des CEO de la Silicon Valley !

 

 

© New Balance x J Crew

Collaborations : les mêmes, mais en mieux !

Pour se légitimer auprès d’une clientèle exigeante et pointue, les grandes marques du sportswear n’hésitent pas à s’associer depuis quelques années années à de grandes enseignes de prêt-à-porter, voire à un créateur quand ce n’est pas une vedette du show-biz. Le plus souvent produites en quantité limitée mais sur la base d’un modèle pré-existant, les collaborations ont le généralement le bon goût de rester financièrement abordables.

Pour les plus réussies, le résultat est une paire de sneakers mainstream, avec un supplément de caractère. On aime les collaborations d’Adidas, New Balance, Nike ou Asics avec de grandes enseignes américaines (J. Crew) et françaises (APC).

 

 

Les grands noms du soulier

Presque toutes les grandes maisons de souliers (Crockett & Jones, Santoni, Weston, Berluti, etc.) se sont encanaillées à proposer des sneakers, profitant de leur légitimité sur le soulier traditionnel auprès d’une clientèle exigeante. Attention toutefois à ne pas vous laisser guider par la réputation de la maison : esthétiquement le meilleur côtoie le pire avec pour seule constante la – bonne – qualité de fabrication.

 

 

© Louboutin

Ca pique !

Au propre  (incorporation de picots ou de clous) comme au figuré (prix stratosphériques, esthétique bling et/ou couleurs criardes). Certaines marques n’hésitent pas à sortir le grand jeu … jusqu’à sombrer dans le mauvais goût le plus absolu. Si le style est une affirmation de soi, chez Les Grands Ducs on préfère briller autrement que par les strass de nos sneakers  !

 

 

Yasuto Kamoshita en sneakers

HNWI : my sneakers are rich 

Matières d’exception, du crocodile au python, en passant par l’autruche ou la fourrure de vison… La maison lyonnaise Zilli ne s’est donnée aucune limite, si ce n’est celle de votre compte en banque. Mais à plus de 3 000 € la paire, peut-on encore réellement les mettre pour une promenade dominicale avec la même nonchalance que nos bonnes vieilles Converse ?

Julien Mombet