Pour Enzo Ferrari, elle était la plus belle voiture du monde. Encensée depuis des décennies par tous les magazines spécialisés, icône absolue des sportives anglaises, désignée comme la voiture du XXème siècle, la Type E parait faire l’unanimité. Certes, elle incarne l’ancienne par excellence, immédiatement reconnaissable. Mais peut-être n’est-elle pas tout à fait celle que vous croyez…

Pendine Cars © 2017 Sam Frost

Il y en a trop

Beaucoup de Type E ont été produites, beaucoup trop pour un mythe : plus de 72 000 exemplaires ont été construits durant sa longue carrière débutée à l’aube des sixties et prolongée jusqu’au milieu des seventies. Si sa ligne interpelle dans la circulation actuelle, elle est donc d’une banalité décevante sur les parkings des événements dédiés.

 


Triste fin pour la Type E dans The Italian Job (1969)

Elle coûte cher

Elle est chère, très chère, trop chère. Il vous faudra au bas mot 100 000 € pour acquérir un bel exemplaire dans un état irréprochable et jusqu’à 150 000 € pour un cabriolet S1 3.8. Imaginez le nombre d’autos excitantes que vous pourriez acquérir contre une seule Type E !

 


La Type E selon Austin Powers (1999)

Elle est m’as-tu-vu

Son image l’a aujourd’hui dépassée. Elle est sortie du monde de la collection pour devenir un objet statutaire, un outil d’apparat. Conduire une Type E est un signe péremptoire de réussite sociale, quasi arrogante. Ce n’est pas totalement de sa faute, mais il vous faudra être prêt à l’assumer alors que vous vous rêviez connoisseur

 


Elles ne sont pas toutes belles

Si la beauté de la ligne du Coupé des premières séries est assez frappante, elle s’est délitée avec le temps. Comment rêver devant le déséquilibre de la ligne d’une Série 2 2+2 ou celle d’une Série 3 tout juste sortie d’un Tex Avery ?

 


Fin de course !

En course, elle ne fut pas la meilleure

Les Type E trustent aujourd’hui les podiums en compétition de « Véhicules Historiques de Compétition », notamment grâce à des standards de préparation très élevés. Mais il faut se rappeler qu’à l’époque les résultats en course étaient plus que mitigés face à une concurrence très affutée de Ferrari et de Cobra…

Jérôme Langlais