Cette année, c’est tout en renouveau qu’Art Paris Art Fair fête son vingtième anniversaire : en parallèle du pays invité pour cette édition, la Suisse, la scène française est à l’honneur. C’est aussi la concrétisation de sept années de repositionnement impulsé par Guillaume Piens, commissaire général de la foire, et son équipe. De quoi confirmer que la place historique parisienne demeure importante, symboliquement et concrètement… Passage en revue des stands à ne pas manquer !

Art Paris Art Fair en 2017 © Emmanuel Nguyen Ngoc

Sous la verrière du Grand Palais, on croise certaines galeries, revenantes pour certaines, n’ayant jamais participé à la foire pour d’autres. C’est la force de cette édition-anniversaire : le retour aux sources a permis d’en convaincre plus d’une. Née sur le principe de défendre la scène française, Art Paris marque la continuité de cette volonté en invitant le critique d’art François Piron à signer la scénographie, mettant en lumière tout un pan de la création française de l’après-guerre à nos jours. Art Paris, c’est aussi l’occasion de découvrir ou de redécouvrir des artistes internationaux et pluridisciplinaires défendus par les galeries venues du monde entier. Promenade à travers les allées, en cinq stands coups de coeur.

Fragments, de Jean-Pierre Raynaud sur le stand de Caroline Smulders © Elsa Cau

Jean-Pierre Raynaud à l’honneur chez Caroline Smulders. Avec le solo show Fragments, la galeriste impose un stand (F11) radical et puissant.
E.C.

Kengo Kuma chez Philippe Gravier © Galerie Philippe Gravier

Sur le stand (F13) du galeriste Philippe Gravier, une pièce renfermant (quoique le terme ne corresponde pas tout à fait à la délicatesse de l’ensemble) le nécessaire à la cérémonie du thé. La structure architecturale la plus légère du monde, c’est ce qu’a imaginé Kengo Kuma à la demande de la galerie, avec un ballon d’hélium et de l’organza.
E.C.

 

Frédéric Pardo chez Hervé Loevenbruck © Galerie Loevenbruck

Frédéric Pardo, son oeuvre et son personnage sont à découvrir sur le stand (C4) d’Hervé Loevenbruck : dandy parisien, bohème expérimental, ami des Garrel, Kalfon et autres Bulle Ogier et Bambou, il brille pourtant par anachronisme en matière d’art. Obsédé par les maîtres anciens, sa peinture emprunte leurs techniques : tempura sur bois, polyptyques et fonds d’or… Un “surréaliste marginal”, rare peintre français psychédélique, mis en lumière par le galeriste parisien…
E.C.

 

Li Chevalier chez Albert Benamou & Véronique Maxé © Thierry Richard

L’artiste franco-chinoise Li Chevalier expose ses dernières encres sur toiles chez Albert Benamou et Véronique Maxé (D19). L’artiste, connue en grande partie pour ses travaux mêlant des techniques et éléments chinois et européens, nous a séduit avec cette composition d’un équilibre parfait.
T.R.

 

La galerie NeC – Nilsson et Chiglien (F16) présente les sculptures sensuelles, en grès et poudre de marbre, de l’artiste Grégoire Scalabre, l’un des céramistes français les plus doués de sa génération. Et chez les Grands Ducs, la céramique, on aime.
T.R.


Du 5 au 8 avril au Grand Palais
75008, Paris
Jeudi et samedi 11h30-20h
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h
Dimanche de 11h30-19h
Prix d’entrée : 25 €, tarif réduit à 12€