Ce sont les quatre plus célèbres concours d’élégance automobile du monde. Pebble Beach, à l’américaine, organisation au cordeau, plateau immense et ce qu’il faut de dollars. Goodwood à l’anglaise avec cette passion nationale pour les anciennes et un goût prononcé pour la fête costumée, Chantilly et son élégance à la française magnifiée façon pique-nique et, last but not least, ou plutôt ultimo ma non meno importante, la Villa d’Este sur les bords du Lac de Côme, à l’italienne avec son raffinement intemporel. Le Concorso vient de s’achever, nous y étions. Récit.

Par Thierry Richard

Ronflement du moteur au petit matin. Le Riva fend la surface du Lac de Côme sous un ciel gris étincelant. C’est le début d’un manège qui durera trois jours et conduira les habitués du Concorso d’Eleganza de leurs lieux de villégiature aux pelouses cernées de gravier de la Villa D’Este où se répandent, rutilantes, quelques-unes des plus belles automobiles du monde.

A bord, Tristan Auer, Designer de l’Année 2017 et invité privilégié de la Maison de Haute Horlogerie allemande A. Lange & Söhne, partenaire de l’événement. C’est sa première visite et l’émotion est grande de voir s’approcher au loin, en longeant les rives de ce lac mythique, le graal d’une des manifestations automobiles les plus chics de la planète. L’une des plus exclusives aussi.

On pourrait presque croire que c’est une société secrète qui se rassemble ici tous les printemps depuis 1929, sur les rives du Lac de Côme, partageant le plaisir de croiser des amis de longue date, des amateurs et collectionneurs partageant les mêmes passions et gardant jalousement le secret de ce rendez-vous intime et sophistiqué.

Le premier des plaisirs, lorsque l’on goûte au Concorso, c’est bien sûr l’automobile classique et de collection. On y trouve en effet, malgré la modeste taille de l’événement, un plateau exceptionnel alignant entre les arbres, avec vue sur le lac cinquante automobiles belles, rares, exclusives, racontant toutes une histoire passionnante, naviguant entre avant-guerre, concept cars seventies et formules 1 (une première).

Le choix de Tristan ? Une Alfa Tipo 33/2 Stradale, présentée par le collectionneur suisse Albert Spiess, de 1968 “ma période préférée”, “pour son dessin et des détails que je n’avais encore jamais vus sur aucune automobile auparavant, avec ce talent très italien de se situer sur la ligne ténue entre excès et élégance pure”. Elle sera d’ailleurs récompensée du prix du public, la très désirée “Coppa d’Oro”.

C’est la Ferrari 335 Sport de 1958 (il n’en reste plus que 3 exemplaires au monde), appartenant au collectionneur autrichien Andreas Morhinger qui pour sa part remportera la distinction très convoitée de “Best of show”. M. Morhinger recevant en outre, des mains de M. Wilhelm Schimd, CEO de Lange & Söhne, un exemplaire unique de la Lange 1 Time Zone en or blanc, modèle “Como Edition” gravé à la main.

Conjuguant classicisme et modernité, élégance automobile et design contemporain, le Concorso, outre notre ami Tristan Auer attirait cette année, pour la première fois, d’autres grands noms du design comme Jonathan Ive, Senior VP d’Apple, membre du jury, ou Marc Newson présentant au concours une Bugatti 59 Grand Prix de 1934. C’est que, pour tout esthète, le monde de l’automobile ancienne recèle des chefs d’oeuvre de beauté technique et de multiples sources d’inspiration.

A ce titre, parmi les innombrables sources d’inspiration pour le travail de Tristan Auer en matière de car-tailoring qu’il put observer de près durant le concours, on notera une splendide Lancia des années 50 aux fauteuils en cuir tressé de larges bandes (rarissime) et aux poignées de porte en forme d’étrier.

Mais si le plaisir automobile est au centre des préoccupations des visiteurs, il est loin d’être le seul que leur réserve ce week-end à l’italienne. Dîners privés, soirées black tie, visites de villas somptueuses, escapades en bateau sur le lac, découverte de savoir-faire horloger d’exception, c’est tout un monde de raffinement européen qui se perpétue année après année au Concorso de la Villa d’Este.

Et si quelques automobiles de légende furent mises à disposition des invités (comme la Fiat 500 Spiaggia de Giovanni Agnelli ou une Ferrari 500 Superfast ayant appartenu à Peter Sellers), nos amis de Lange & Söhne permirent à Tristan Auer de goûter le plaisir rare d’une Datograph Perpetual au poignet. Et là encore, c’est la métaphore automobile qui revient : “C’est comme une très très vieille automobile classique qu’il faut apprendre à découvrir au cours des kilomètres. On la découvre au fil du temps en la portant à son poignet, ses proportions parfaites, son raffinement extrème, la beauté de son mécanisme visible à l’arrière du boîtier. Plusieurs fois j’ai lancé son chrono, juste pour le plaisir… C’est une montre qui s’apprivoise, avec qui on développe une relation qui dure. A vie.

Comme avec le Concorso d’Eleganza en somme…

 

T.R.
Photos : Jordana Schramm & Ben Gierig

 

Pour en savoir plus sur le Concorso d’Eleganza
Pour en savoir plus sur A. Lange & Söhne

 

DATOGRAPH PERPETUAL
TECHNIQUE : Calibre L952.1 de manufacture Lange, remontage manuel, décoré et assemblé à la main.
FONCTIONS : Affichage des heures, des minutes et des petites secondes avec arrêt secondes ; chronographe retour-en-vol avec compteur de précision à minutes sautantes ; échelle tachymétrique ; quantième perpétuel avec affichage de la date, du jour de la semaine, du mois, de la phase de lune et de l’année bissextile ; indication jour/nuit.
DIMENSIONS : Diamètre : 41,0 mm ; hauteur : 13,5 mm.
BRACELET : Peau d’alligator cousue main, noir.

DANS LE SMARTPHONE DE TRISTAN AUER