Quand la possibilité nous a été donnée de passer 8 jours au volant de la nouvelle Alpine A110, on en a profité pour organiser parallèlement un périple qui nous tenait à cœur depuis quelques mois ; parcourir la Côte d’Azur à travers quelques lieux emblématiques qui ont fait son histoire. Les années 1950 à 1970 ont vu l’apogée de la Riviera comme la création de la première berlinette : toujours avec un regard contemporain, on s’y replonge avec vous…

Par Matthieu Coin (texte et photographies)

Un fragment d’Histoire

Le retour de l’A110, c’est avant tout celui d’un morceau du patrimoine automobile français : on vous en avait justement parlé il y a quelques temps. Après réception de la voiture à Boulogne, direction Lyon, notre first stop. Première sensation : à elle seule, l’ouverture de la portière est saisissante de légèreté. Le démarrage octroie à l’échappement l’ouverture des valves, rugissant d’un vrombissement des plus agréables, pour se refermer instantanément. Uniquement réglables en profondeur, les sièges monocoques Sabelt réveillent la mémoire de la première A110 et de ses assises au matelassage latéral si caractéristique.

La première étape se fait par l’autoroute, l’occasion de tester les qualités routières de l’A110 ! A plus de 130km/h, le septième rapport engagé, le régime et le son du moteur redescendent, nous laissant profiter du système audio Focal… À ce moment-là, rien n’indique qu’on est à bord d’une sportive, pas même la consommation qui ne dépasse pas les 7L/100.

A Lyon, son gabarit et sa puissance la rendent particulièrement agréable à rouler en ville, et l’activation du mode Sport dès la sortie de l’autoroute permet ici de (faire) profiter des pétaradements à chaque tombée de rapport. On déplore le manque de réactivité de la boîte en mode automatique, perfectible ; on lui préfèrera rapidement la conduite plus incisive et plus libre via les palettes au volant.

La Cour des Loges, à Lyon

Cour des Loges, Lyon. Passer une nuit à la Cour des Loges projette dans le faste de la Renaissance italienne. L’arrivée à l’hôtel offre en premier lieu le privilège de déambuler en voiture dans les rues piétonnes du Vieux-Lyon. À l’intérieur, le temps semble s’être arrêté ; on imagine encore les vastes appartements des marchands italiens d’antan, au sein de ce lieu où l’histoire, les cours et les traboules se racontent à travers sept siècles d’évolution. Imprégnée d’un besoin de conserver des valeurs essentielles, la philosophie de l’hôtel se retrouve jusqu’au petit déjeuner : le miel est directement prélevé des ruches situées dans les hauteurs de l’hôtel.

Lyon – Saint-Tropez par la Route Napoléon. La route s’ouvre, les perspectives d’exploitation de la voiture également. Au départ de Grenoble, la route Napoléon charme par son histoire, ses paysages changeants. Difficile en revanche d’éviter le flot de vacanciers qui, comme nous, ont choisi de ne pas emprunter le réseau autoroutier. Mois d’août oblige, on se retrouve même dans des files de voitures interminables à hauteur des gorges du Verdon, qui auraient pourtant pu se montrer comme l’un des spots photographiques rêvés.La Passagère, Hôtel Belles Rives, Antibes. Héritage de celui qui l’a rendue si singulière, l’ex-villa Saint-Louis était le repaire de Francis Scott Fitzgerald (on vous en a parlé il y a peu). Dans les années 30, période pendant laquelle le taux de change s’avère particulièrement avantageux pour les Américains, les Fitzgerald s’emploient à faire de la Côte d’Azur leur refuge doré, le berceau de leurs plus grandes folies. L’esprit donné jadis par l’auteur de Gatsby le magnifique est toujours là ; on imagine volontiers les soirées sans limites qui s’y sont déroulées ! Le passage par la partie intérieure du restaurant permet de contempler les fresques Art déco d’origine qui habillent les murs.

A l’Hôtel Belles Rives, Antibes

On y vit un moment proche de celui décrit par Fitzgerald dans Tendre est la nuit – qu’il a écrit à Juan-les-Pins : « Ce fut très charmant de regagner l’hôtel en fin d’après-midi, avec la mer en contrebas, qui prenait des couleurs aussi mystérieuses que celles de l’agate et de la cornaline, dans les rêves d’enfance, plus verte que le lait verdi, plus bleue que l’eau des lessiveuses, d’un rouge plus sombre que le vin. »

Depuis un an, le chef Aurélien Véquaud a pris les commandes du restaurant niché au cœur de l’hôtel Belles Rives. Saveurs locales et couleurs sont habilement hiérarchisées. La cuisine exprime ici tout son art, jusqu’à s’offrir le luxe d’être servie au premier plan d’une vue imprenable. 

Utopies au soleil

Palais Bulles, Théoule-sur-Mer. On avait déjà écrit au sujet du Palais Bulles, mais on ne pouvait échapper à celui qui se love impeccablement sur le flanc du massif de l’Esterel. L’idée ? Confronter notre A110 -et ses courbes héritées de son aïeule- à cette ode architecturale aux formes organiques. Le Palais Bulles est de ces lieux qui racontent une histoire, hantée par celle de leur propriétaire et les mille facettes de leur personnalité.

A l’intérieur, l’étonnante fusion entre la fantaisie passionnelle d’Anti Lovag et la folie créatrice de Pierre Cardin est tout de suite frappante, tant les pièces d’ameublement s’accordent à la construction initiale. Comme une utopie matérialisée, le lieu révèle surtout ses capacités à recevoir de grands évènements, laissant alors les plus beaux points de vue s’exprimer. Tout est prétexte à étonnement, jusqu’au génie créateur et décorateur de Pierre Cardin : un ensemble définitivement iconique !  

Au Palais Bulles

Villa Kérylos, Beaulieu-sur-Mer. Eté comme hiver, on y retourne à chaque séjour sur la côte ! Au début du XXe siècle, lorsque l’archéologue Théodore Reinach, rencontre l’architecte Emmanuel Petremoli, il lui propose le fabuleux défi de joindre leurs connaissances de la Grèce antique et de les matérialiser dans une villa en tous points fidèle à celles bâties près de deux millénaires auparavant. La structure des pièces, les traditions et les ornements sont autant d’éléments qui ont été scrupuleusement respectés.

Malgré ces apparences utopiques, Théodore Reinach a souhaité que le confort de sa villa soit équivalent à celui des demeures Belle Époque, à l’instar de celles que l’on trouve tout au long de la côte. Anachroniques, interrupteurs et prises de courant se devaient d’être dissimulés ; un traitement qui rappelle celui que l’on destine aujourd’hui aux constructions contemporaines.

La Villa Kérylos

Pour Théodore Reinach, cette exigence englobe jusqu’aux miroirs, et même au piano, carrossé en commode grecque. Ni l’époque, ni le lieu ne semblaient s’y prêter ; pourtant Théodore Reinach a su réaliser ici un rêve aussi unique qu’atypique.

More with less

Déclinaison du fameux Less is more de Mies van der Rohe, ces trois mots sont certainement la clé du concept de la berlinette, précisément retranscrit dans cette version contemporaine. Une A110 qui donne davantage qu’une large partie des voitures de sport, en se contenant sur le papier de s’en tenir à moins. Moins puissante, moins équipée, mais également moins lourde, moins onéreuse. Et s’il s’agissait du combo gagnant, contre une réglementation de plus en plus répressive ? Reste à savoir si l’on est davantage fusée autoroutière ou bombinette pour portions sinueuses…

Hôtel Les Roches Rouges, Saint-Raphaël. Offrir davantage dans la sobriété, c’est une philosophie que le duo d’architectes du studio Festen se garde bien d’abandonner. L’endroit, que nous avions déjà fréquenté quelque temps auparavant, est propice au repos et à la déconnexion la plus complète.

Pas question d’en oublier les classiques pour autant ! La Piscine, Respiro, Jules et Jim : autant de références qu’on est convié à redécouvrir par le biais du cinéma en plein air. Guidé par l’épure, le duo d’architecte s’en est donné à cœur joie en rouvrant le registre des belles pièces de design des années 50. Appliques à volet pivotant et table basse par Charlotte Perriand, appliques en terre par Guy Bareff, affiches peintes aux formes abstraites par Caroline Denervaud, les fameux AA de Airborne… Les amoureux du design des fifties (et les autres !) traîneront des pieds en quittant les lieux. 

Plutôt amusant donc, de placer notre tout aussi minimaliste A110 dans les perspectives parfaites de ce lieu hors du commun. En bon passionné automobile, c’est Gianni, le voiturier de l’hôtel qui nous invitera à placer la voiture au bord de la terrasse et nous offrira la possibilité de repartir avec un cliché idéal, façon carte postale !

Villa Marie, Saint-Tropez. Loin des quais surpeuplés de Saint-Tropez, où notre A110 prend des faux-semblants de supercar, se cache un havre de paix où elle retrouve toute sa modestie, blottie aux côtés des Bentley Bentayga et autres SUV bodybuildés.

La Villa Marie se situe dans les hauteurs d’un Saint-Tropez que nous aimons préservé et authentique, à la manière des coins de paradis sauvages qui bordent les vignobles de Ramatuelle. Les terrasses sur plusieurs hauteurs permettent d’envisager une soirée en plusieurs étapes, sous le signe d’ambiances différentes. L’occasion idéale de venir siroter un cocktail avec vue imprenable et un service soigné. Une belle manière de reprendre son souffle après un bain de foule tropézien.

A la villa Marie, Saint-Tropez

On n’est jamais trop chauvins !

L’A110 c’est un concentré de savoir-faire, de patrimoine (et de marketing) français ! Et rien que pour cela, nous l’aimons. Elle nous rappelle à la douce époque des carrossiers indépendants, de l’industrie flamboyante et des « Fabriqué en France » en bataille !

Rivea at Byblos, Saint-Tropez. Grâce à son concept Rivea Saint-Tropez, Alain Ducasse offre à sa manière la possibilité de découvrir une large palette de saveurs méditerranéennes. Sous la houlette du chef Vincent Maillard, le concept a pu prendre racine à l’hôtel Byblos. Si l’intérieur du restaurant offre une vue plus que privilégiée sur les cuisines, l’extérieur profite de l’ambiance conviviale et chaleureuse de l’un des lieux les plus prisés du cœur de Saint-Tropez.

En résulte une cuisine contemporaine avec des produits directement issus des terroirs de la Côte d’Azur. L’aller-retour entre terre et mer est constant et le diner est placé sous le signe du partage ; c’est la Riviera que l’on déguste en toute convivialité. Ultime preuve de la localité des produits, l’huile d’olive nous suit de l’accompagnement des fritto misto à la glace. On adore !

Hôtel Byblos, Saint-Tropez. Voulu par le milliardaire libanais Jean-Prosper Gay-Para pour matérialiser son amour pour Brigitte Bardot, ce mythique palais des mille et une nuits témoigne de l’envie du commanditaire d’en faire la combinaison idéale entre styles phénicien et tropézien. D’abord recouvert d’un blanc immaculé il sera par la suite repeint aux couleurs des villages provençaux.

À l’intérieur, chaque portion de couloir est garnie d’œuvres des meilleurs céramistes et mosaïstes locaux ; Roger Capron, Jean Derval, Alain Vagh (Avach) sont tous issus du vivier de Vallauris. Certaines céramiques font état de l’enlèvement d’Europe par Zeus, emblème de l’hôtel ; on se souvient encore du tapis sous lequel se cache Pierre Richard dans Le Coup du parapluie de Gérard Oury ! En parcourant les boutiques et galeries d’art locales, il arrive parfois encore de trouver de rares pièces de ces céramistes azuréens.

Frappant d’authenticité (si, si!) et de singularité, le clou du spectacle est sans conteste le salon libanais, importé pierre par pierre par le commanditaire du Byblos, d’un palais beyrouthin datant du XVIe siècle et qui fait désormais partie intégrante du spa.

La petite préférée des Français

L’A110 attire la sympathie, jusqu’à faire office de laissez-passer pour emprunter un raccourci vers le casino, remarque du policier en prime « C’est bien parce que c’est une Alpine ! » C’est d’ailleurs l’agréable surprise de ce périple, la bienveillance de tous à l’égard de cette A110 renaissante, des fins connaisseurs du monde automobile aux profanes, en passant par les propriétaires d’anciennes A110, tous étaient unanimes pour saluer le challenge de ce renouveau, y compris les motards, très amicaux, et même jusqu’aux cyclistes !

La probabilité était faible au vu des 1000 exemplaires produits et livrés à ce jour, mais cela devait arriver : notre A110 a croisé sa jumelle, au port de Saint-Tropez ! Un échange furtif, mais rempli de passion avec ce propriétaire enjoué de sa nouvelle machine.

Hôtel Columbus, Monaco. Quel meilleur endroit pour séjourner dans l’une des villes les plus imprégnées du monde de la F1 que l’hôtel ouvert par David Coulthard lui-même ? Inauguré en 2001, l’hôtel Columbus fait peau neuve.

A l’hôtel Columbus, Monaco

En se donnant l’objectif de décrocher une quatrième étoile, le lieu, déjà connu pour son ambiance chic et décontractée, peut désormais se targuer d’une décoration finement pensée et d’une philosophie bienvenue à Monaco… Ici, les pilotes se sont succédé, souvent à la recherche du calme propre au quartier de Fontvieille.

A l’hôtel Columbus, Monaco

 

Chapal. C’est une habitude que nous avons en commun avec une partie des bagnolards qui nous lisent, nous ne partons pas nous amuser sur les petites routes de montagne sans emporter nos gants de conduite ! Pour nous accompagner cette fois-ci, un modèle issu de la collection-hommage à Pierre Bardinon et à l’apogée de son activité, parallèle à celle de l’A110. À cette période, l’entreprise ne compte pas moins de 3000 employés, principalement répartis sur un site très discret, non loin du fameux circuit du Mas du Clos.

Désormais guidée par Jean-François Bardinon, la ligne de conduite de Chapal reste basée sur les savoir-faire d’exception acquis autrefois, et l’évolution contenue de l’esthétique des collections au fil des années.

En Chapal sur la route

Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence. Franchir le seuil du portail de la Fondation Maeght, c’est d’abord se laisser subjuguer par son architecture ; elle dispense le lien entre le lieu d’implantation naturel de la fondation et les œuvres. Dès 1954, Aimé Maeght invite Josep Lluis Sert à lui proposer un modèle d’architecture qui puissent accueillir ses amis artistes : Miro, Giacometti, Braque, Chagall, Calder, etc.

C’est l’histoire mythique d’un couple passionné qui résonne encore en ces murs, un projet servi par un architecte catalan qui avait fait ses classes aux côtés de Le Corbusier. Plus qu’un lieu d’exposition, la fondation est, déjà en ces années, souhaitée et perçue comme un lieu de travail, d’expression et d’échange.

La modernité à l’honneur

Passés tous les hommages à l’A110 classique et à sa glorieuse histoire, la nouvelle monture s’est dotée de nombreux éléments qui lui offrent de belles perspectives dans le monde automobile contemporain.

Outre l’adaptation à un public plus large grâce à une garde au toit revue à la hausse, des réponses au combat commun de la légèreté et de la réduction de l’empreinte écologique sont désormais mises en avant ; c’est le cas des haut-parleurs, réalisés en lin, une fibre particulièrement résistante et légère pour ce type d’utilisation.

Le moteur est quant à lui turbocompressé, permettant de très bonnes performances en conservant la légèreté et l’efficience des quatre cylindres. En digne héritière, l’A110 n’en a pas oublié son passé sportif ; ciel de toit galbé pour permettre le pilotage avec casque, fond plat, mode circuit, launch control, tout est là !

Si les rangements dans l’habitacle se cantonnent à la console centrale dont le contenu se réfugie sous les sièges à chaque virage serré, le volume des coffres est plus qu’honorable. Le coffre avant permet le rangement de deux valises cabine alors que le coffre arrière peut contenir deux casques ; les pistards apprécieront ! La règle reste de voyager léger, notamment du fait de l’indication « 40kg max. » à l’intérieur du coffre avant. Nous avions choisi de partir avec un sac de voyage Entre 2 Rétros, d’une petite entreprise française, qui à la manière de l’A110 puise dans le patrimoine automobile pour se renouveler. Résultat, des produits striés et numérotés à la manière des autos des années 60 avec une empreinte écologique contrainte par la récupération de chutes de tissus automobiles. Notre coup de cœur ? Les anses réalisées dans l’esprit des ceintures de sécurité !

Speed Art Yachts. On ne pouvait quitter la côte sans rendre visite à Christian Vergeloni, captaine de tenders, ces « petites » embarcations souvent diaboliques servant de navettes entre les superyachts et la terre ferme. Représentant la marque Speed Art Yachts (SAY) en France, Christian nous a emmenés au large de Monaco flirter avec les Cigarette 50 Marauder et autres fusées marines.

Le défi de la marque allemande ? Proposer une forme de renouveau sur le segment de ce qu’étaient à l’époque les bateaux de la célèbre entreprise fondée au début des années 50, Riva. Issus de la formule 1, les ingénieurs ont pris le parti de ne fabriquer leurs speed boats qu’à partir de fibre de carbone. Pari tenu ! À l’image de notre petite A110, dont le poids plume permet d’offrir une accélération incisive et un freinage endurant tout en assurant une consommation retenue, les bateaux proposés par SAY sont particulièrement efficients.

Saint-Agnès – Peille – La Turbie. À quelques minutes de Monaco se cachent des routes surprenantes. Un florilège de portions sinueuses, tantôt dégagées, tantôt très étroites. Vers La Turbie, les sections sont belles, la vue souvent incroyable. Comme d’habitude, on prend le temps de faire un détour par la Tête de chien, comprenez le point de vue idéal sur Monaco.

Petit manque de réactivité de la boite en mode automatique, mais qui n’est pas un mal puisque l’ensemble de notre périple se sera fait en mode manuel. Les rapports tombent seuls en cas de sous-régime, et peuvent même grimper seuls si l’on va tutoyer la zone rouge. De la première à la deuxième, le son est incroyable !

Col du Turini. Une semaine est passée et c’est déjà l’heure de rentrer ! La route du retour nous emmène à notre dernier objectif, le col du Turini. De cette ascension sous la pluie, toujours le même constat : l’A110 rivée au sol, toujours aussi efficace que sur le sec.

On n’avait pas passé de moments si enchanteurs au volant d’une sportive depuis longtemps. Son tempérament joueur, pur et authentique fait de la berlinette un vrai jouet.

On a particulièrement apprécié son agilité, sa précision, sa réactivité et son étonnante efficacité dans les courbes. Plus que des sensations de conduite, elle permet à tout le monde de s’amuser en roulant ; du conducteur « novice » au pilote le plus expérimenté. Et ça, c’est une prouesse.

L’avenir est définitivement à la légèreté et au gain de poids. À contre-courant de constructeurs qui misent tout sur la puissance, dans un milieu où parler poids est devenu has been -notamment avec le développement des lourdes batteries électriques-, Alpine a réussi un grand coup ; celui de faire une voiture résolument contemporaine, tout en y intégrant les essentielles valeurs d’antan.

M.C.