Une île exclusive rattachée à cité des Doges par un ballet de Rivas privatisés, c’est le nouveau spot de la privilégiature. Le Palace San Clemente, cet immense palais flottant entre l’air et l’eau ? Une destination en soi qui perpétue le culte du service et de la personnalisation.

Par Aymeric Mantoux

Oubliés le Danielli, le Gritti, et tutti quanti. Lorsque vous atterrissez à San Marco, il faut moins de 20 minutes pour rejoindre l’île privée de 17 hectares qui vous servira de havre pendant votre séjour. Juste le temps de se prendre pour des privilégiés…

Au milieu d’un exquis jardin paysagé, l’ancien monastère du XIIe siècle siècle transformé en hôtel il y a une dizaine d’années. Récemment le groupe Kempinski a su dépasser son austérité légendaire (Raymond Depardon y a tourné son documentaire San Clemente en 1980) pour en faire l’un des plus beaux établissements de toute la lagune : le seul à disposer de chambres de 36 à 100 m2 (une prouesse pour la Sérénissime), de piscines en plein air, d’un spa, d’un putting green, de trois restaurants et… de sa propre chapelle, évidemment !

Pour rejoindre la place Saint-Marc, depuis la terrasse avec vue, et son débarcadère, il suffit d’emprunter l’un des Riva à votre disposition et se glisser ensuite dans les ruelles, au milieu de la foule. C’est d’ailleurs au retour de ces pérégrinations dans les différents sestiere de la cité des doges que l’on apprécie le plus le calme et la sérénité du San Clemente.

Plonger dans le bassin, s’installer dans l’un des épais fauteuils de jardin sous les cyprès, déguster un -ou plusieurs- spritz dans l’un ou l’autre des recoins extérieurs de l’hôtel.

Et avant de se retirer dans l’une des luxueuses 190 chambres et suites en marbre et cristal, tendues de velours chamarrés, profiter d’un panorama unique, qu’on jurerait avoir été étudié pour instagrammer les couchers de soleil. 

A.M.