Il y a cinquante ans, Neil Armstrong posait, le premier, le pied sur la lune. On connaît la suite…ce qu’on sait moins, en revanche, c’est le rôle qu’a joué sa montre. Heureusement, First Man, sorti sur les écrans hier, remet les pendules à l’heure !

Par Thibaut Mortier

C’est peu de dire que le film était attendu par les fans de cinéma : six fois oscarisé pour La La Land, le réalisateur Damien Chazelle y retrouve Ryan Gosling, le super beau gosse énervant que kiffent aussi bien votre fiancée que votre belle-mère. Horripilant quoi ! Surtout quand on ajoute à ce casting un scénario qui reprend, façon L’étoffe des héros, la genèse des premières missions spatiales habitées vers la lune.

D’autres spectateurs seront eux aussi particulièrement attentifs : les amateurs de montres. Car la Speedmaster Omega de Neil Armstrong y joue également un rôle de premier plan, entre autres montres Omega vintage.

A l’époque, il s’agit de sa montre personnelle, ce qui vaut à ce modèle mythique d’être sélectionné en 1964 par la NASA pour accompagner les pilotes des différents programmes liés à l’exploration spatiale. Ainsi, le 1er mars 1965, la Speedmaster est-elle officiellement déclarée « Première montre approuvée pour toutes les missions spatiales habitées ». Une première mondiale qui lui vaudra d’accompagner les astronautes des missions Mercury, Gemini, Apollo, puis Skylab et Apollo-Soyouz. Un demi-siècle après le vol historique d’Apollo 11 et son alunissage, Speedmaster est la montre officielle de la station spatiale internationale.

First Man, qui rend hommage au premier homme à avoir été sur la lune, avec un réalisme épatant et un respect du style de l’époque à faire fondre tous les amateurs de vintage, ne pouvait donc être tourné sans l’Omega Speedmaster ST 105_012 qui avait été portée en 1969 par Neil Armstrong et Buzz Aldrin dans les conditions que l’on sait.

Désormais largement connue sous la dénomination « Moonwatch », la Speedmaster de 42 mm de diamètre, avec bracelet acier et cadran noir, sa fameuse lunette graduée avec un tachymètre permettant de calculer la vitesse, verre en hésalite et indexes en super luminova d’un vert caractéristique, est devenue l’un des rares classiques mondiaux de l’horlogerie et sans doute la montre la plus célèbre au monde, en raison de son rôle historique.

Dans la boîte de ce chronographe, avec ses 3 guichets ouverts à 3h, 6h et 9h, bat un mouvement in house Omega, of course. Même si le modèle d’origine a cessé d’être fabriqué en 1968, il a connu de belles évolutions techniques depuis. Le calibre est encore plus efficace aujourd’hui, rassurant non ? Esthétiquement pourtant, les montres produites en 2018 conservent le même aspect que celui de 1969.

Dans le film, Ryan Gosling porte durant ses entraînements la montre authentique d’Ed White, astronaute du projet Gemini, qu’il avait au poignet le 3 juin 1965 pour la première sortie extra-véhiculaire américaine, la Speedmaster ST 105.003.

D’autres montres vintage fournies par Omega sont également présentes à l’écran, qu’il s’agisse de la CK 2605, portée dans le civil par Armstrong, ou d’une montre à rattrapante des années 60 utilisée dans le film par les ingénieurs de la NASA. La boucle est bouclée. Ah, une dernière chose, vous aurez remarqué qu’on ne vous a pas spoilé le film…vu que tout le monde connaît la fin.

A.M.