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Cela fait l’unanimité : 2018 est un millésime exceptionnel à Bordeaux. Mais quelles bouteilles acheter en primeur ? Quelles sont les bonnes affaires à ne pas laisser passer ? Parmi l’offre du site chateauprimeur.com, suivez la sélection de la rédaction et de notre ami Walter, humoriste, dandy à ses heures et buveur chevronné. Un Belge en costume napolitain pour parler de vins français, voilà notre idée de l’Europe !

Par la Rédaction

Bertrand Wautlet

Bonjour Walter, on vous dit très amateur de bons vins. Quel rapport entretenez-vous avec le divin nectar ?

Un rapport très physique : je le bois ! Pour être plus sérieux, j’ai toujours baigné dans une atmosphère familiale d’amateurs. Mon père qui était notaire en Belgique était un grand amateur de Bordeaux et j’ai goûté mes premiers vins dès l’âge de onze ans. Il considérait que le vin était de la nourriture. Quand nous partions en vacances, nous pouvions faire trois jours de détours pour visiter un restaurant avec une carte des vins d’exception ou une cave. Ce qui me barbait à l’époque serait pour moi aujourd’hui un ravissement… Mon père adorait plaisanter avec les sommeliers et je me souviendrai toujours de son rire sonore qui faisait se retourner tous les clients des restaurants.

La Belgique est le royaume de la bière, y avez-vous développé votre goût pour les vins français ou celui-ci est-il du à votre succès dans l’Hexagone ?

La Belgique est tellement proche de la France que nous sommes imprégnés de culture française. Il n’y a pas de différence. D’ailleurs nous sommes, en Belgique, parmi les plus grands consommateurs de vin. Nous en savons sans doute plus sur les vins français que les Français sur les bières belges…

Walter en spectacle © Svend Andersen

Avez-vous une région viticole de prédilection ?

Non, aucune. Bien sûr, comme toute ma génération, je suis passé par une phase de snobisme visant à ne jamais consommer les vins de nos parents, Bordeaux et Bourgogne, mais de nous porter vers d’autres régions, comme la Loire, l’Alsace, le Languedoc… J’aime toujours beaucoup un Morgon bien fait ou un Chinon de belle extraction. Mais aujourd’hui, tout cela est terminé. Je n’ai plus de snobisme, ni dans un sens, ni dans l’autre. Je bois de tout. Car tout est affaire de circonstances.

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© Duclot

Vous souvenez-vous d’une première émotion liée à la dégustation d’un grand Bordeaux ?

Pour moi, l’ouverture d’un vin de Bordeaux correspond quelque part toujours à un événement. Je ne le fais pas par hasard. Ce peut-être formel (un anniversaire, une célébration quelconque) ou juste une réunion amicale. Mais c’est toujours un événement. Un événement qui peut toutefois être très décontracté ! Si j’aime porter de beaux vêtements, c’est aussi parce qu’ils autorisent un comportement volontiers plus désinvolte. C’est toute la beauté de la chose. En revanche je n’achète que des vins pour les boire.

J’ai encore le souvenir de mes parents qui conservaient leurs vins dans la cave de notre maison de ville en Belgique et qui couraient les en sortir à chaque inondation. Ma philosophie est simple.  J’achète des costumes pour les porter, des montres pour avoir l’heure et des vins pour les boire. La spéculation en la matière m’est inconnue. Et pourtant, pour moi, concernant le Bordeaux, le plaisir a un tout de même un certain prix qu’il faut accepter de payer. Je ne connais pas de “petits” Bordeaux.

Walter Bertrand Wautlet

Parmi les grands vins aujourd’hui disponibles en primeurs, certains évoquent-ils quelque chose en particulier pour vous ?

Le Ducru Beaucaillou était le vin préféré de mon père. Je n’ai jamais dégusté de Figeac, mais il m’a toujours fasciné, c’était le vin préféré de Pierre Desproges que j’adore. Il a d’ailleurs un sketch très réussi autour du vin qu’il décrit de manière très lyrique – et de la beauté féminine… Le Haut Brion représente pour moi un souvenir éblouissant d’un vin exceptionnel… J’ai hérité de plusieurs Cheval Blanc que je garde dans ma cave, mais j’ai peur que les bouteilles soient passées ! C’est le problème avec les vins “de garde”. On les garde jusqu’à ce qu’une occasion se présente et parfois elle ne se présente jamais. C’est ce bon mot de l’un des protagonistes du film Sideways, que j’adore : l’événement, on le crée en buvant le vin ! L’appellation Margaux est très liée pour moi à une anecdote que me racontait mon père : Hemingway a appelé sa fille Margaux et pas Margot parce qu’il adorait ces vins. Enfin, le Saint Pierre, c’est celui qui nous accueillera au Paradis lorsque nous serons morts d’une cirrhose !

Est-on plus drôle après deux ou trois verres ?

Je suis toujours plus drôle quand mon public a bu ! Non, en réalité cela n’a rien à voir… Et j’ai arrêté depuis longtemps de boire pour vaincre le trac (sourire).

Propos recueillis par Thierry Richard

 

   D’accord, mais on achète quoi cette année ?   

A partir de 24 € la bouteille, retrouvez la sélection de Walter et de la rédaction des Grands Ducs sur notre page dédiée du site chateauprimeur.com
Chateauprimeur (filiale du groupe Duclot, négociant majeur de grands crus bordelais depuis 1886) est la seule plateforme en ligne exclusivement dédiée à la vente des grands vins de Bordeaux, en primeur, auprès des particuliers. Une offre incomparable de plus de 300 références, accessibles dès le premier jour de leur sortie

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Et pour les grands amateurs qui souhaitent garder la mémoire parfaite de ce millésime 2018, optez pour la Caisse Duclot Bordeaux Collection, un petit bijou rassemblant des vins mythiques et produit en quelques exemplaires seulement. Attention, elle ne restera pas disponible très longtemps.
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© Duclot

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walter formidableRetrouvez l’actualité de l’humoriste Bertrand Wautlet alias Walter sur sa page Facebook ou sur le site officiel et tous les mercredis à 19h au Point Virgule à Paris, à partir du mois de septembre !